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L'Europe n'a jamais été si mal en point. Même si elle semble à même de pouvoir passer le test grec actuel, trois scénarios de crise apparaissent d'ores et déjà pour les mois qui viennent.
 Sur leurs fonts baptismaux, tricher était vertu :Travaillez davantage et vous perdrez le plus,La manne dérobée ira aux actionnaires,Les seuls à posséder le bon sens des affaires. Allégées d’un bon quart, elles sont contrefaites,Durée fort rallongée, départ avec décote,Répartition défunte, aux nantis la surcote.
- Allô Gaston ? C'est Papandreou ! - Ah Papa ! Comment va, fils ? - Bien, le combat continue... Et côté FMI, tu t'amuses toujours autant ? - A max, le combat continue. Quel bon vent t'amène ? Encore ces histoires de produits structurés avec des noms tirés de la mythologie ?
 Les succès réitérés de la Mannschaft en phase finale de la coupe du monde offrent en creux une intéresssante métaphore de l’évolution sociale et politique du pays depuis 1954.
.JPG) Enfin une (petite) bonne nouvelle dans le monde de l'Europe et de la finance, ça change ! Grâce aux parlementaires écologistes, dont l'excellent Pascal Canfin, une directive (ou loi européenne) a été adoptée hier au Parlement européen qui encadre et limite les bonus des traders. Les détails des mesures sont ici, et on lira également avec grand intérêt ici comment les Parlementaires sont parvenus à convaincre les Anglais et. Français.
Le débat actuel m'impose de publier à nouveau ci-dessous le texte du regretté Jean-Paul Piriou, qui explique comment financer les retraites tranquillement, c'est-à-dire en augmentant les cotisations sociales, comme on l'a fait par le passé, ce qui a très bien marché.
.JPG) Reculer l'âge de la retraite en pleine crise ne peut qu'augmenter le nombre de chômeurs prévient Henri Sterdyniak, Directeur du Département économie de la mondialisation de l'OFCE, et l'un des tous meilleurs spécialistes français de macro-économie et de politiques publiques. Aussi, Sterdyniak nous rappelle que la contre-réforme actuelle va, bien entendu, diminuer les pensions.
.JPG) Toujours à votre écoute, chers lecteurs, je vous propose aujourd'hui de répondre à une lancinante question : comment faire, mais comment faire, pour réduire mon Impôt de Solidarité sur la Fortune, ou ISF ? Très simple : il vous suffit d'investir dans les PME.
.JPG) Il faut absolument accroître le bouclier fiscal. Car, selon Thomas Piketty, Madame Bettencourt, en dépit de son inactivité totale (elle est héritière, pas chef d'entreprise), paie encore des impôts. C'est inacceptable. Comment tolérer qu'une personne privée de travail aie à dépenser jusqu'à 6%, oui 6% de ses maigres revenus en impôts, alors qu'elle ne fait rien ? Liliane Bettencourt paie-t-elle des impôts ?

 Les succès réitérés de la Mannschaft en phase finale de la coupe du monde offrent en creux une intéresssante métaphore de l’évolution sociale et politique du pays depuis 1954.
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 Les résultats des élections législatives en Allemagne traduisent la déroute de la stratégie « social-libérale » du SPD. Ils offrent à la droite, moins homogène qu'il n'y paraît, et dont le courant chrétien-social de la Chancelière est affaibli au profit de l'aile libérale, tous les leviers de commande du pays. Les lignes de fracture et les antagonismes croissants de la société allemande post-réunification vont s'en trouver avivés.
 En 2005, le référendum portant sur le « traité établissant une Constitution pour l’Europe » a donné lieu, en France, à un débat politique majeur. Après son approbation par les Irlandais, le traité de Lisbonne, qui lui succède, va prochainement être mis en œuvre. Quel est le contenu de ce traité ? Répond-il aux problèmes de l’Union Européenne et lui permet-elle de faire face aux défis qui se présentent à elle ?
 En cet automne 2009, bien des regards en Europe convergent vers Berlin. Au-delà du dynamisme de sa vie culturelle, la capitale de la République Fédérale le doit au déplacement du centre de gravité géopolitique de l’Europe, que le vingtième anniversaire de la chute du mur viendra bientôt symboliser.
 La politique fiscale de la nouvelle coalition est empreinte d’une idéologie libérale plus que jamais inadaptée aux défis de l’heure. Son financement est pour le moins aléatoire et promet des lendemains douloureux en termes de dépenses et d’investissements publics. Elle n’aura pour seul effet certain que d’accroître les inégalités de revenu et de patrimoine. Mehr Netto vom Brutto !
 En matière d’enseignement et de recherche, le contrat de coalition avive malgré lui les contradictions entre un projet qui se veut ambitieux de Bildungsrepublik, destiné à pallier le manque de moyens et les inégalités croissantes, et un système fédéral appauvri et de plus en plus concurrentiel. C’est tout particulièrement le cas dans l’enseignement supérieur. Une „Bildungsrepublik“ Deutschland ?
 Au nom de l’impératif de compétitivité coût – ramener et maintenir le taux global de cotisations sociales légales en deçà de 40% –, les réformes de la protection sociale mises en œuvre ces dernières années en Allemagne ont conduit à la fois à une réduction substantielle de la prise en charge publique dans les domaines de l’assurance chômage et des retraites et à un accroissement de la part des prestations financées par l’impôt.
 La libération de la population est-allemande de la dictature de la RDA s'est faite dans le cadre d'un processus unilatéral d'importation dans les nouveaux Länder du système politique, juridique, monétaire et industriel de l'ancienne Allemagne de l'Ouest. Si les acquis en termes de libertés et de démocratie sont inestimables, vingt ans après, un bilan économique et social de cette réunification asymétrique doit être dressé.
 Dans une Allemagne réunifiée devenue plus inégalitaire, notamment à l’Est, une partie des Ossis sont toujours en quête de reconnaissance et d’une place dans une société qui peine à être mixte. Le bilan social de la réunification. Vingt ans après, quel bilan social peut-on dresser de la réunification ?
 La réforme des études universitaires en cours actuellement en Allemagne s'inscrit dans le cadre d'un processus déjà à l'œuvre dans la plupart des pays européens conformément à la stratégie dite de Bologne. En cela, le mouvement de protestation des étudiants, qui dure depuis plusieurs semaines outre-Rhin, est plus généralement révélateur des évolutions imprimées à l'université en Europe.
 Plus que jamais, le mouvement de protestation des étudiants, qui faiblit, et, plus généralement, la réforme de l'enseignement supérieur, qui patine, sont pris dans les rets des conflits entre le Bund et les Länder portant sur le financement de la « loi d'accélération de la croissance », qui vient d'être adoptée par la deuxième chambre, et soumis aux contraintes propres à l'organisation de l'Etat fédéral.
 Selon un sondage effectué, dans le cadre du Deutschland-Trend, par l'institut Infratest-dipmap les 4 et 5 janvier auprès d'un échantillon de 1000 personnes, représentatif de la population allemande âgée de dix-huit ans et plus, pour le compte de la première chaîne de télévision allemande (ARD), une majorité des Allemands se prononcent contre les projets de nouvelles baisses d'impôt portées par la coalition gouvernementale.
 Schleker est la première chaîne de drogueries en Europe (4 milliards d'euros de chiffre d'affaires en 2008 et plus de 30. Ces jours-ci Schlecker défraie la chronique non pour ce qu'elle vend mais pour des motifs tenant à la gestion de ses ressources humaines. Le comportement de cette entreprise est révélateur des conséquences de la déréglementation du marché du travail intervenue ces dernières années et des abus qu'elle provoque.
 Officiellement, le retrait d'Oskar Lafontaine, si ce n'est totalement de la vie politique du moins de sa responsabilité de co-Président avec Lothar Bisky du parti die Linke et l'abandon de son mandat au Bundestag, ne modifie pas la donne, ni pour le parti lui-même ni pour la gauche dans son ensemble. En réalité, c'est bel et bien un nouveau chapitre de l'histoire de la gauche allemande qui va s'écrire.
 Comme souvent dans l’histoire sociale de la République Fédérale, c’est de la Cour constitutionnelle qu’est venue l’exigence de réforme. Dans un arrêt en date du 9 février, la Cour a jugé que les taux (Regelsätze) servant au calcul de l’aide sociale n’étaient pas établis sur la base de critères suffisamment transparents et fondés pour garantir un revenu d’existence « humainement digne ».
 Comme l’écrit Michel Foucault dans son cours au Collège de France consacré à la « Naissance de la biopolitique » : « Le libéralisme est à analyser (…) comme principe et méthode de rationalisation de l’exercice de gouvernement – rationalisation qui obéit, et c’est là sa spécificité, à la règle interne de l’économie maximale (…) Il s’agit non pas de l’institution gouvernement mais de l’activité qui consiste à régir la conduite des hommes dans un cadre et avec des instruments étatiques ».
 La Cour constitutionnelle de Karlsruhe vient, dans un arrêt retentissant, de déclarer inconstitutionnelle la loi en vigueur, prise en application d’une directive européenne, sur l’enregistrement et l’accès aux données relatives aux connexions électroniques. Cette décision vient s’inscrire dans un contexte plus global d’une brûlante actualité pour la défense des libertés individuelles dans l’espace numérique, devenu celui de notre vie quotidienne.
 Comme toujours, c’est un choc externe, en l’occurrence les attaques spéculatives contre la Grèce, qui oblige l’Union Européenne et plus encore la zone euro, à repenser ses mécanismes de fonctionnement, à défaut d’en interroger les finalités. A cette occasion, François Fillon a présenté, dans un discours prononcé à l’Université Humboldt, la conception du gouvernement français en matière de coordination des politiques économiques en Europe.
 Comme toujours, c'est un choc externe, les attaques spéculatives contre la Grèce, qui oblige l'Union Européenne et plus encore la zone euro, à repenser ses mécanismes de fonctionnement, à défaut d'en interroger les finalités. A cette occasion, le gouvernement français s’en est pris à la politique économique allemande. A juste titre ? Quelques constats montrent combien la proximité et l’interdépendance entre les deux pays sont grandes.
 Pour ses partisans, dans la gestion de la crise grecque, la fermeté de la Chancelière a sauvé l’euro, dans l’intérêt non seulement des Allemands mais de tous les Européens. Pour d’autres au contraire, cette crise révèle un changement de paradigme de la politique européenne allemande. C’est la thèse que défend, comme d’autres, Joschka Fischer, ancien ministre des Affaires Etrangères, dans une tribune livrée au Süddeutsche Zeitung.
 Au moment où est engagé en France un nouveau « grand débat » sur les retraites, il peut être intéressant de regarder ce qu’a fait l’Allemagne, qui, depuis la fin du 19ème siècle avec la création des assurances sociales, jusqu’au enjeux contemporains a toujours exercé, en un sens ou en un autre, une influence sur la France dans le champ des politiques publiques de protection sociale.
 Au moment où est engagé en France un nouveau « grand débat » sur les retraites, il peut être intéressant de regarder ce qu’a fait l’Allemagne, qui, depuis la fin du 19ème siècle avec la création des assurances sociales, jusqu’au enjeux contemporains, a toujours exercé, en un sens ou en un autre, une influence sur la France dans le champ des politiques publiques de protection sociale. Quel a été le contenu des réformes mises en œuvre outre-Rhin ?
 Le scrutin de dimanche dernier en Rhénanie du Nord (Nord-Rhein Westfahlen, ci-après NRW), dont la capitale politique est Düsseldorf, à quelques kilomètres au sud de la Ruhr, était décisif, non seulement pour le Land le plus peuplé d’Allemagne mais également pour les enjeux de pouvoir et la recomposition du paysage politique à l’échelle nationale. Résultats ?
 Alors que le Parlement français vient d'adopter le « plan de sauvetage » de l'euro et que les critiques à l'égard de l'attitude de « l'Allemagne » se multiplient, il n'est pas inutile de revenir sur la crise de l'euro vue d'outre-Rhin.
 Les annonces faites par le gouvernement allemand quant à ses orientations budgétaires pour les années à venir ont suscité les commentaires attendus en France sur « l'Allemagne qui opte pour un plan d'austérité drastique ». Mais les « fausses vertus de l'exemplarité allemande » (Le Monde) ne sont pas toujours celles qu'on croît.
 Quelle chance ! Après un printemps à 53%, un début d’été qui a vu le PS tomber comme un fruit mûr dans la gueule du néo-pipolisme (il est vrai qu’il tanguait déjà de ce côté), et pour finir une partie de bonneteau dans les fauteuils d’orchestre de la mondialisation (Rato out, DSK in), je commençais à me demander s’il avait été prudent d’accepter l’offre sympathique de l’ami Chavagneux.
 Le dernier post (c’est comme cela que mon contrat baptise mes bafouilles) vous a laissé, j’espère, sur votre faim. C’était le but. Mais je me suis aussi mis au pied du mur. Pas question de vous décevoir aujourd’hui. Pourtant, difficile de savoir par où commencer. C’est qu’il y a tant à dire sur la crise financière actuelle. Elle soulève des enjeux économiques bien sûr.
 Toutes les familles heureuses le sont de la même manière, les familles malheureuses le sont chacune à leur façon» a écrit Tolstoï dans Anna Karénine. Je pense que cela pourrait s’appliquer aux crises financières. Les systèmes financiers harmonieux le sont tous de la même manière. Ils découpent le risque, le distribuent, le diversifient. On n’entend plus un grincement. Mais les crises, elles, sont sui generis.
 Regardez un peu notre désarroi, à nous autres économistes quand il s’est agi de faire une théorie générale des crises ! Nous avons bien tenté pourtant, avec les crises de change : Crises de « première », « seconde», « troisième » génération. Si l’énumération en est restée là c’est que nous avons bien senti ce qu’il y avait de ridicule à venir tout expliquer après, si peu avant.
 Reconnaissons qu’il est très difficile de théoriser une crise avec les outils en vigueur dans la science économique. La raison en est la suivante : les modèles de l’économie d’aujourd’hui sont des microcosmes complexés. Non, ce n’est pas une coquille, vous avez bien lu. Je ne dis pas « complexes », j’écris « complexés ».
 Hourrah ! La nouvelle est tombée lundi dernier. Super Fund » arrive ! Il vient nous sauver de la crise de confiance qui plombe le marché monétaire depuis plusieurs semaines maintenant. Le Trésor américain l’a rêvé, Citigroup, JP Morgan et Bank of America l’ont fait. Qui est Super Fund ? C’est une sorte d’avatar de Superman, de Super Résistant, de superlatif. Un fonds de fonds, le père de tous les fonds, en clair, la solution. Comment çà marche ?
 Maintenant que nous avons fait connaissance avec quelques gammes sur la finance, je voudrais évoquer avec vous une série de souvenirs qui sont autant de vignettes sur les problèmes de notre cher pays et qui me permettront je l’espère de vous faire sentir la vraie nature de la pensée qui m’anime. Je sais, ce n’est ni prudent, ni facile. Mais essayons quand même, voulez-vous ?
 Vous avez sans doute déjà remarqué qu’en France, il est très difficile de s’exprimer comme chercheur en sciences sociales sur un thème à connotation politique sans que tout de suite les interlocuteurs, et surtout les journalistes, s’inquiètent. Pour qui roule-t-il celui-là ? Cette situation a l’effet, pervers, que le branding des chercheurs s’opère à rebours.
 Les Etats ont différents types de dettes. Il y a des dettes financières qui sont dues à leurs créanciers nationaux et internationaux. Il y a des dettes diplomatiques qui sont dues à leurs alliés, protectorats, et autres. Il y a aussi des dettes sociales qui sont dues à leurs citoyens. Et il y en a bien d’autres aussi. Ces dettes ont des dimensions différentes, de sorte que toutes ne sont pas monétaires.
 Les crises ont un caractère à la fois destructeur et créateur, Schumpeter l’a dit. Pour une raison mystérieuse, c’est quelque chose qui a attrapé l’attention des économistes de la rue principale. Peut-être parce que comme l’Ennui qui, aux dires de Baudelaire, rêve d’échafaud en fumant son houka, la « dismal science » (c’est-à-dire la science de l’ennui ?
 Tant pis pour mes promesses, cette crise est décidément trop passionnante. Avec la fin de l’année et avec l’accumulation des plans de sauvetage qui échouent les uns après les autres, je vous propose un flash back et quelques perspectives sur la suite. Tout cela bien sûr, sans vouloir vous gâcher le déballage de vos cadeaux, mais bon, je pense encore, plus que durant l’été, qu’il faut « retenir son souffle ». Le flash back, d’abord. Acte I.
 Je suis fier d’être français. Regardez le Financial Times de lundi dernier et vous verrez pourquoi. La France est un grand pays qui écrit l’histoire de l’univers. Si, si, j’insiste ! Face à face, vous verrez Nosferatu et Superman et tous deux sont français. L’un a failli perdre le monde et l’autre va le sauver. Hé ben c’est des petits gars de chez nous ! Nosferatu, vous ne connaissez plus que lui.
 Freud indique que les rêves sont l’expression codée de notre inconscient, qui se permet la nuit de baguenauder dans les confins de notre conscience, parlant par symboles et métaphores. Le grand psychanalyste suisse Carl Jung, disciple de Freud, a proposé une vision enrichie de la théorie des rêves.
 Il est peut-être temps de lire ou de relire L’Argent, de Zola. Ce livre contient l’une des premières réflexions approfondies sur les attendus et les conséquences de ce que nous autres économistes, appelons pompeusement, et depuis peu (eu égard à la date où Zola s’exprimait !
 Si les mêmes causes produisent les mêmes effets, et si vous avez lu mon blog précédent (ce qui n’est en aucun cas obligatoire pour suivre celui-ci, mais seulement recommandé) vous aurez compris que Kerviel se trouvait aux marges. Observez donc avec moi. Exhibit one, la communication qui a été faite par la SocGén à partir de la révélation de l’affaire : Petit trader, petite origine.
 Je ne sais pas pour vous, mais moi vous m’avez manqué. Que s’est-il passé ces dernières semaines ? Racontez-moi ! De mon côté ? Tant de choses à dire, sur lesquelles je reviendrai bientôt ! Bon, je peux bien vous l’avouer, j’ai été très occupé, un peu dépassé ! En tout cas, c’est grâce à vous si je reprends ma plume aujourd’hui en dépit des mille et une autres choses qu’il faudrait faire.
 Il y a une question qui est restée en suspens dans le précédent blog. La spéculation est un élément essentiel de la crise actuelle. Je lisais à propos de la crise de 1825 un livre distrayant de Doubleday, qui raconte comment la spéculation se saisissait d’un actif après l’autre, et qu’au bout d’un certain temps le motif pour jouer la hausse n’était autre que le simple fait « que l’actif en question avait omis de monter » !
 Comme vous le savez, Alfred Nobel en avait lourd sur la conscience. Avoir fait une fortune dans la dynamite comme qui dirait. Tout ce sang, tout ce sang. Il y avait quoi faire des cauchemars. Ce qu’Alfred fit, forcément. Alors histoire de se changer les idées, il a créé des prix. Il a veillé à ce que ceux-ci viennent récompenser de grands esprits. Et puis, un prix nobel de la paix. Exactement et pas un de plus.
 C’était vraiment craigneux, la France-académique, côté Sciences Sociales, il y a une quinzaine d’années. Par l’intelligence des règlements c’était France-Cacanie, par la vigueur intellectuelle, France-Viagra (qui n’existait pas à l’époque, imaginez…) et par la moralité, France-Afrique. Mais nous étions jeunes et rien ne pouvait nous résister. Discuter, expliquer, pourquoi pas plaider, tenter de faire avancer les dossiers, mais surtout les idées.
 Le Machin-Machin) Monsieur Pangloss, vous venez de recevoir le prix du meilleur économiste de France dans la catégorie 30-40 ans, 65-90 kilos, 5-45 articles dont racine carrée de 14,5 à la puissance trois virgule douze dans des revues de rang A. C’est un prix qui est donné par Le Machin Machin en collaboration avec la Quadrature du Cercle, un groupement d’économistes qui tient à se définir comme « aimant tourner en rond ».
 Les anthropologues ont remarqué depuis longtemps qu’il existe dans chaque société certains emplacements dans une parentèle donnée qui prêtent à plaisanterie et si vous ne voyez pas ce dont je veux parler, demandez-le à votre belle-mère.
 Vous pardonnerez le silence. Non, je n’étais pas comme d’autres, les deux mains occupées à boucher le trou béant que les sub-primes ont ouvert dans la conscience du temps. Pas non plus débordé à conseiller la banque Lehman, qui fut emportée, poveraccia, par un coup de vent d’automne.
 Rarement, il est donné aux chercheurs d’avoir un test en grandeur réelle de leurs croyances les plus chères. Vous vous rappelez vos cours de macroéconomie ? De ceux qui apparaissent tout mal digérés dans les colonnes des journaux du soir ? Cette grosse attrape pédagogique qu’on appelle le modèle ISLM (prononcer « yes elle aime ») ? Alors vous avez un choc de demande, et la courbe « yes » se déplace, moins de produit, des taux plus bas.
 Alors qu’à Londres les banquiers de Barclays, de RBS prennent des airs de PDG japonais s’excusant avec courbettes devant les actionnaires, promettent de plafonner leur bonus, en donnent à Gordon là où il en veut, regardez de votre côté de la Manche. Là sont les vrais hommes. D’excuses, point. De plafond, non plus. Ce n’est guère étonnant, d’ailleurs : on sait que les PDG des groupes français sont parmi les mieux payés.
 On rigole, on rigole, mais tout de même. Le journal le plus drôle de l’hexagone s’est surpassé. J’ai regardé cela distraitement, mais il m’a tout de même bien semblé qu’au lendemain du G20, Le Monde se rengorgeait du rôle retrouvé de la France et des nouvelles règles du capitalisme mondial. Alors il faut encore rappeler quelques évidences, que les bac plus trois de l’équipe économique du Monde ignorent toujours.
 Sans doute vous ne vous en étiez pas rendu compte, mais la crise est finie. Terminée, basta, emballée. Il faut dire : elle ne vendait plus. Trop de répétitions. Et puis toujours la même nouvelle, çà baisse. Alors on a décidé de changer de jeu. On dirait que çà serait reparti. C’était au début de la semaine. On dirait qu’on rebondirait, et surtout la France, tiens au hasard. Peut-être on allait devenir la locomotive du monde ?
 Le ralentissement de l’économie mondiale, l’effondrement des exportations, et les risques de baisses de prix sur certains produits primaires, peut être de déflation, sont autant d’indicateurs inquiétants: Une déferlante de défauts sur les dettes souveraines des marchés émergents et autres pays en transition se prépare. Face à la lame de fond, les investisseurs et les intermédiaires ont en général préféré gagner les hauteurs.
 Jusqu’à récemment, nous autres économistes avions une certitude, résumée par les enseignements de ce que le président Kennedy appela dans une interview célèbre «Economics 101» – ou la science économique de base. Telle était cette certitude: la gravité de la crise de l’entre-deux-guerres n’avait rien de fatal, elle aurait pu être évitée.
 Vous n’avez pas pu manquer cela. On donne maintenant, au Cnrs, des primes d’excellence. Pas des primes de compétence, ou des primes tout court, non des primes d’excellence. Je suis ces affaires d’assez loin, mais en gros voici comment cela marche. Si vous avez le prix Nobel ou la médaille d’or du Cnrs ou la médaille Fields vous gagnez 25,000 euros. Si vous avez la médaille d’argent de ce même Cnrs, vous gagnez 15,000 euros.
 A regarder comment fonctionne le microcosme académique de la recherche en économie, et à le suivre de près, de loin ou de très loin depuis un certain nombre d’années, une impression surnage et se renforce à savoir, ça se cartellise. La tendance n’est pas neuve. Mon ami P. S. Mais Marc tout le monde sait cela !
 Parfois, vous savez c’est dur. Vous-vous dites tout va bien, ce blog a désormais sa place dans le paysage économique français (le PEF), on y trouve ce qu’on vient y chercher. Mais il arrive que j’aie un peu de mal. Le sujet parfois quand même, est aride.
 Aux professeurs du département d’économie qui l’avaient persuadé d’ouvrir un nouveau recrutement pour ce département mais lui avaient ensuite expliqué que, les économistes coûtant plus cher que les professeurs de littérature, il faudrait prévoir un budget en conséquence, le dean des humanités et sciences sociales de l’université de xxx, Californie, aurait répondu : « Vous m’avez convaincu, je vais ouvrir deux postes de professeurs de littérature ».
 Excellent, ce point de vue d’un groupe de collègues de l’université, intitulé « Sortir de la crise universitaire », que l’on m’a mis, hé bien, sous le nez. Bien obligé de lire le Monde, tiens pour une fois : celui du mardi 19 janvier 2010. Au moins l’article n’a-t-il pas été écrit par un microcosmique du microcosme, ce qui explique sans doute l’intérêt et le plaisir qu’on peut prendre à sa lecture.
 Dans le fameux livret du nom moins fameux Opéra d’Offenbach on chante à un moment donné « C'est avec ces dames qu'Oreste /Fait danser l'argent à Papa/Papa s'en fiche bien au reste, car c'est la Grèce qui paiera. Comme vous vous en serez rendu compte, plus çà change, plus c’est la même chose. Remplacez Oreste par Papandréou, Papa par la Grèce, et la Grèce par l’Union Européenne et vous aurez à peu près le tableau.
 Allô Gaston ? C’est Papandreou ! Ah Papa ! Comment va, fils ? Bien, le combat continue… Et côté FMI, tu t’amuses toujours autant ? A max, le combat continue. Quel bon vent t’amène ? Encore ces histoires de produits structurés avec des noms tirés de la mythologie ? Oui, en gros. Mais j’ai un vrai souci, là. Avec « Eole » et les autres farces des smart kids de chez Goldman je me suis bien éclaté mais bon, on est un peu pris de court maintenant.
 Vous savez, sinon tout, tout, tout, du moins beaucoup, sur les bonus. Mais que savez-vous sur les Malus ? Pas mal de choses si vous parcourez seulement le livre de Florence Aubenas, le Quai de Ouistreham. C’est une lecture plus que profitable à ceux intéressés par le marché du travail, pardon, le marché du chômage, où avais-je la tête ? Si vous êtes un économiste du chômage, quoi, et pas seulement dans ce cas.
 Les chiens font pas des chats, c’est connu. Ce qui est nouveau c’est que les bulles ne font plus des krachs. Elles en faisaient, mais elles ont muté. Au lieu de cela, elles font des bulles, encore des bulles, toujours des bulles. Regardez donc autour de vous.
 Les grecs vont pas y arriver ! Ce plan du FMI, çà va pas aider la croissance, et même pire tiens, çà va finir mal « politically speaking » (parce qu’il y a peut être une autre manière de finir mal, hein ? Oui j’ai lu çà ! Merci Mesdames, Messieurs Grenouilles Reinettes de la Palisse. La Grèce à vous entendre est un peu comme celui-là qui un quart d’heure avant sa mort était encore en vie.
 Il y a un peu plus de dix ans, une étude sur les leçons de l’étalon or pour l’Union Monétaire Européenne, déclarait entre autres choses qu’il n’y aurait guère de chance pour que « la discipline de marché puisse être utilisée comme instrument destiné à donner aux pays des incitations fiscales convenables.
 J’aurais tort de bouder. Le dernier blog suggérait d’apprendre à faire la différence entre solvabilité (la Grèce) et liquidité (l’Espagne) et les décisions du week-end ont exactement été dans cette direction.
 Vous avez sans doute lu le livre de Joseph Heller, et si vous ne l’avez pas lu, sans doute vous en avez entendu parler. Il y est question d’un certain Yossarian et d’un règlement mystérieux, selon lequel les fous sont ceux qui sont raisonnables et que les raisonnables sont en réalité fous. OK, le neveu de Rameau disait déjà cela.
 Selon les hedge funds qui spéculent sur un éventuel défaut de paiement de tel pays européen, le déficit est à eux. La preuve, ils achètent de l’assurance contre le défaut, ce qui revient à acheter à terme du déficit « garanti ». Si, à l’échéance, les choses tournent mal et que la dette n’est pas payée, ou pas totalement payée, quelqu’un les dédommagera.
 Je me rappelle qu’il y a quelques années, celle ou celui qui se prononçait en faveur de la retraite par capitalisation se faisait immanquablement injurier : espèce d’ultra-libéral anglo-saxon. Ce qui se passe sous nos yeux invite tout de même à réfléchir à nouveau, puisque la retraite par répartition paraît être un instrument de choix pour réaliser des banqueroutes sociales.
 En matière d’idées économiques il en va un peu comme dans Les contrebandiers de Moonfleet, le film de Fritz Lang. En haut, il y a la bonne société des personnes distinguées et reconnues. Mais les trésors se trouvent en bas, dans les souterrains et au fond des puits. On essaiera dans ce blog de fréquenter aussi bien la bonne société que de partir à la chasse au trésor.
 Simon Johnson, le nouvel économiste en chef du Fonds monétaire international (FMI), était de passage à Paris mi-septembre. Il avait convoqué une petite poignée d’experts et de journalistes pour parler des suites de la crise financière de cet été et de ses prolongements.
 Si vous êtes lecteur (trice) du quotidien Libération, vous avez du découvrir dans l’édition du 1er octobre 2007 un entretien avec Nicolas Véron, un chercheur au think tank bruxellois Bruegel, sur les « fonds souverains ».
 La Cnuced (Conférence des Nations Unies sur le commerce et le développement) vient de publier son dernier rapport sur l’Afrique dans lequel elle insiste sur le rôle délétère de la fuite des capitaux dont sont victimes les budgets de nombreux pays du continent noir.
 Avec le mois d’octobre revient chaque année le temps des fameux Prix Nobel. Comme chacun sait, il n’existe pas de… Prix Nobel d’économie. Le prix qui sera attribué lundi prochain à un économiste néoclassique a été créée par la Banque de Suède « en mémoire d’Alfred Nobel » avec une stratégie du coucou : bénéficier de l’aura du Nobel pour faire croire que tous les économistes sont des scientifiques sérieux.
 Le Prix de la Banque de Suède en sciences économiques a donc été attribué cette année aux trois Américains Leonid Hurwicz, Eric Maskin et Roger Myerson. Selon Eloi Laurent et Jacques Le Cacheux, économistes à l’OFCE, leurs travaux ont pour objet de « déterminer les institutions – publiques, de marché ou mixtes – les plus efficaces pour amener les agents à une interaction optimale.
 Mon article (L’économie, une science très discutée) paru dans le journal Les Echos du 23 octobre dernier m’ayant valu quelques commentaires, voici de quoi continuer la discussion dans la position qui est la mienne, celle d’un journaliste qui suit les débats entre économistes et s’aperçoit qu’ils sont loin de tous partager le même avis sur la question.
 La semaine dernière, j’étais invité par le groupe politique Utopia à parler du rôle des paradis fiscaux dans la mondialisation et des politiques qui pourraient être à même de les réguler. Le principe de ce genre de débats : un intervenant et un discutant politique. Mon discutant était Olivier Besancenot.
 Peut-on comprendre et penser la société d’aujourd’hui sans s’intéresser de près à l’économie ? Est-ce seulement la déformation d’un ex économiste devenu journaliste (économique) qui m’incite à croire que non ?
 Dans le cadre de notre partenariat avec Libération, nous recevions l’économiste Daniel Cohen pour parler de l’état du Fonds monétaire international (FMI) et de ce que Dominique Strauss-Kahn, qui en a pris la direction le 1er novembre dernier, pourra y faire. L’interview est en ligne sur le site de LibéLabo (ici) Au milieu de l’émission, une chronique assurée par Alter Eco dont voici le texte. Bonne lecture… et bonne écoute.
 S’exprimant le 23 novembre dernier dans un Congrès sur le système bancaire européen, Jean-Claude Trichet, le président de la Banque centrale européenne (BCE), tirait les leçons de la crise financière venue des Etats-Unis. Un long aveu de faiblesse de régulateur, perdu, comme ses homologues des autres pays, dans la complexité d’un système financier qu’ils ne maîtrisent plus mais qu’ils répugnent encore à encadrer de manière sérieuse.
 Je comprends que les Etats membres ait besoin de s’assurer que leur base fiscale ne soit pas grignotée par des pratiques fiscales abusives et ouvertement agressives, mais nous ne pouvons permettre que des obstacles disproportionnés aux activités transfrontalières soient mis en œuvre au sein de l’Union européenne », a affirmé le 11 décembre dernier le Commissaire européen à la fiscalité Laszlo Kovacs.
 Trevor Manuel, le ministre des Finances de l’Afrique du Sud a eu il y a quelques jours des propos assez durs contre les centres financiers offshore et ceux qui les utilisent. Il faut dire que les pays les plus pauvres de la planète sont en train de devenir l’un des lieux politiques actifs de la lutte contre les paradis fiscaux. Les quelques informations disponibles permettent vite de comprendre pourquoi.
 En septembre 2006, les patrons des fiscs de l’OCDE, le club des pays riches, avaient eu des propos très durs dans leur « déclaration de Seoul » contre les intermédiaires fiscaux (avocats, cabinets d’audit, banques…) facilitant l’évasion fiscale des riches et des multinationales. Ils viennent de remettre un rapport sur le sujet au ton bien moins combatif mais qui laisse peser des menaces pour demain.
 Crise bancaire des subprime, affaire Société Générale, affolement des marchés financiers, les dérapages à répétition de la finance secouent en permanence les pays, les entreprises, la vie de millions de gens.
 Allez jeter un œil sur Le Monde daté du 8 février, à la page Débats, et vous découvrirez un court article de Jean-Pierre Landau, sous gouverneur de la Banque de France, sur la façon dont les autorités monétaires françaises ont géré la crise de la Société Générale. Un vrai petit bijou de ce que les Allemands appellent « Schadenfreude », la joie mauvaise de se réjouir du malheur des autres, en ce cas, des autres régulateurs.
 Le Liechtenstein se retrouve encore une fois au cœur d’une affaire rocambolesque, une fraude fiscale gigantesque au détriment de l’Allemagne. Le territoire est coutumier du fait depuis qu’il a décidé de s’insérer dans l’économie mondiale comme paradis fiscal.
 Martin Hutchinson, dans un article publié dans les colonnes du journal Le Monde du 28 février (Plaidoyer en faveur des paradis fiscaux), affirme en totale contradiction avec les recherches historiques que le secret bancaire suisse a été instauré pour protéger les juifs de l’inquisition des nazis.
 L’affaire récente du Liechtenstein a eu le mérite de clarifier la position du gouvernement actuel face aux paradis fiscaux. Ou en tout cas celle d’Eric Woerth, notre ministre du budget.
 La Banque mondiale a fait jouer le tam-tam pour prévenir les rédactions du monde entier : « attention, notre président, Robert Zoellick, vient de faire un discours marquant, n’hésitez pas à en rendre compte ». Il est vrai qu’avec un titre aussi impressionnant que « les défis de l’action publique économique », on pouvait s’attendre à une réflexion structurée sur les possibilités d’une gestion politique de la mondialisation et de ses dérapages.
 Enfin ! Un ministre des finances, Palaniappan Chidambaram, celui de l’Inde, a proposé lundi dernier 5 mai d’interdire les produits dérivés dits « futures » sur les produits alimentaires indiens. Il faut dire que l’Inde fait partie des pays où la hausse des prix de l’énergie fait des ravages parmi les populations pauvres. L’Inde a déjà pris plusieurs mesures pour freiner les transactions de produits dérivés sur les produits alimentaires.
 L’affaire de fraude fiscale récente impliquant le Liechtenstein a fait monter la pression politique en Europe contre les paradis fiscaux. Le conseil des ministres des Finances de l’Union européenne, qui se réunit le 14 mai prochain, va examiner la possibilité d’un renforcement de la Directive qui permet la taxation de l’épargne des non résidents. On saura à ce moment là si les actes suivent les mots.
 La Revue d'économie financière et la revue Risques vont publier conjointement à la mi juin un numéro spécial sur le thème La crise financière : analyses et propositions. J'y contribue avec un article d'état des lieux du débat sur ce qu'il faudrait faire pour éviter la prochaine crise. En avant première, voici un petit texte, posté sur le blog initié par la Fédération française des sociétés d'assurance (FFSA). A lire ici.
 Le sénateur Philippe Marini s’est fait une spécialité d’illustrer chaque année le trop d’impôts dont seraient victimes nos concitoyens les plus aisés. Pour preuve : le nombre de Français exilés fiscaux ne cesse de croître.
 Chaque année, la Direction générale des impôts publie un « rapport de performance » qui permet de mesurer l’efficacité de nos fonctionnaires dans la lutte contre les comportements, volontaires ou involontaires, d’évasion fiscale. Le dernier en date indique ainsi que les contrôles fiscaux ont rapporté l’an dernier 16,5 milliards d’euros. Que doit-on penser de ce chiffre ?
 Christian Noyer, le gouverneur de la Banque de France, a donné un entretien à notre confrère Le Monde (publié dans son édition datée du 26 juin). Côté positif, rarement banquier central aura été aussi direct et aussi peu langue de bois dans ses réponses. Cela nous change de Jean-Claude Trichet, le patron de la Banque centrale européenne (BCE) !
 Le Fonds monétaire international (FMI) vient de mettre à jour sa présentation de ce qu’est la mondialisation.
 Toute entreprise non européenne souhaitant acquérir plus de 25 % du capital d’une entreprise allemande pourra voir son investissement refusé pour des raisons « d’ordre et de sécurité publique ». Ainsi en a décidé le gouvernement allemand le 20 août dernier. Un pas de plus dans la montée d’un protectionnisme financier ? Pas tout à fait.
 Bertrand Delanoë est donc candidat au poste de 1er secrétaire du parti socialiste. Bon. Quelles sont ses idées ? On peut commencer à le savoir en lisant le livre qu’il a fait paraître juste avant l’été, De l’audace (Robert Laffont). Les livres des hommes politiques sont souvent creux.
 Les économistes et les spécialistes de relations internationales de tendance libérale ont tendance à croire que les Etats vont naturellement coopérer pour réguler la mondialisation économique. Puisque les problèmes deviennent globaux, les solutions politiques vont le devenir. Belle naïveté politique. Vous n’y croyez pas ?
 Comme les autres institutions internationales multilatérales, le Fonds monétaire international (FMI) est en crise. Historiquement chargé d’assurer la bonne marche du système de changes fixes de Bretton Woods, il a vu le monde passer aux changes flottants. Devenu pompier en chef et catalyseur d’argent pour les pays pauvres et en transition dans les années 1980 – 1990, il a vu ses clients fuir et ses crédits diminuer.
 Les pouvoirs publics français ont livré début septembre deux rapports complètement opposés sur les meilleurs moyens d’empêcher de nouvelles crises financières. Là où celui de René Ricol, émanant de la présidence de la République, défend une approche politique, celui du Conseil d’analyse économique (CAE), qui dépend du Premier ministre, s’appuie sur une approche macroéconomique et technicienne.
 Le 17 septembre, la réserve fédérale américaine a pris possession de 79,9 % du capital de l’assureur A. I. G (à 80 % ses dettes doivent être intégrées à celle de l’Etat), en échange d’un prêt de 80 milliards de dollars lui permettant temporairement d’éviter la faillite. Le prêt est sur deux ans, à un taux très élevé (850 points de base au-dessus du taux du marché, soit plus de 11 %) et sera remboursé par la vente des actifs d’A. I. G.
 Les marchés financiers semblaient se calmer dans la journée de vendredi, signalant peut être la fin d’une folle semaine financière. Il faut dire que Hank Paulson, le secrétaire au Trésor, et Ben Bernanke, le patron de la Fed, la banque centrale, ont mis trois mesures importantes sur la table.
 Hank Paulson, le secrétaire au Trésor américain demande au Congrès d’accepter rapidement son plan de sauvetage de l’industrie bancaire américaine à 700 milliards de dollars. Les parlementaires, à majorité démocrate, tentent d’obtenir en contrepartie une aide aux ménages victimes de la crise et qui se retrouvent à la rue, en même temps, peut être qu’un nouveau stimulus budgétaire. On peut faire trois remarques sur ce débat politique en cours.
 Quand une panique financière agite frénétiquement les marchés, une bonne partie de l’issue de la crise tient à la qualité des dirigeants politiques en place, à leur sang froid, à leur sens de la décision et à la façon dont ils gèrent la communication publique sur la crise, les messages qu’ils font passer aux financiers aussi bien qu’au grand public. Heureusement pour nous, la majorité des dirigeants politiques américains semblent de bonne facture.
 Dans un acte irresponsable de pure politique politicienne, la base du parti républicain a fait capoter la nuit dernière l’union sacrée qui prévalait autour de la négociation du plan Paulson.
 L’autorégulation pour régler tous les problèmes, c’est fini. Le laissez faire, c’est fini. Le marché qui a toujours raison, c’est fini ». Hier soir 25 septembre, le président de la République a prononcé un discours à forte tonalité antilibérale. Nicolas Sarkozy appelle en particulier à revenir sur le mouvement de libéralisation financière entamé depuis plusieurs décennies.
 Le rejet du plan Paulson par des parlementaires américains irresponsables a plongé la finance internationale, y compris l’Europe, dans un gouffre dont il est difficile de savoir comment elle va sortir. Car deux crises se déroulent en même temps.
 Après les Etats-Unis, la crise financière touche les banques européennes. Dans un mouvement d’hystérie collective les marchés financiers (fonds spéculatifs, compagnies d’assurance) vendent leurs titres bancaires, faisant fondre le capital des banques au moment où elles en ont le plus besoin.
 Pour ceux qui sont intéressés par le rôle des paradis fiscaux dans la mondialisation financière, notamment dans la crise actuelle, voici un lien pour regarder la vidéo de la conférence que j'ai donnée sur le sujet le 24 septembre dernier.
 Dans un moment de rare coordination des politiques monétaires, les banques centrales des Etats-Unis, d’Europe, du Canada, de la Suède et de la Suisse ont baissé simultanément le 8 octobre leur taux directeur d’un demi pour cent, envoyant un double signal positif aux marchés financiers.
 Les marchés boursiers vont fermer pendant deux jours, offrant un bref répit dans une période tendue. Les réunions politiques vont se succéder à Washington ce week-end à l’occasion des rencontres annuelles du FMI et de la Banque mondiale. Les politiques ont deux jours pour accoucher d’un plan d’action fort et coordonné, au minimum au niveau du G8, voire au-delà avec les pays émergents. Que peuvent-ils proposer ?
 Le premier ministre François Fillon a appelé mardi 14 octobre à la « disparition » des paradis fiscaux comme prélude « à une refondation du système financier international ».
 C’est une question d’équité et d’intégrité ». C’est ainsi qu’en février 2007, le sénateur Barack Obama justifiait son association à la proposition d’un projet de loi, le Stop Tax Haven Abuse Act, destinée à lutter fermement contre l’utilisation des paradis fiscaux par les Américains et leurs entreprises. Aux dernières nouvelles, il semble bien que le nouveau président ait toujours l’intention d’engager le combat avec les paradis fiscaux.
 Selon les estimations réalisées par l’agence d’information Bloomberg, l’ensemble des engagements financiers pris par les autorités publiques américaines pour juguler la crise financière s’élève désormais à près de 7800 milliards de dollars. Un montant 10 fois plus élevé que les 700 milliards du plan Paulson approuvé après moult péripéties par le Sénat américain.
 Lors de la discussion budgétaire l’Assemblée a adopté le jeudi 11 décembre trois nouvelles mesures de lutte contre les paradis fiscaux. Des dispositions très timides qui contrastent avec les discours tonitruant du ministre du Budget Eric Woerth. La première mesure a consisté à accepter la proposition de Didier Migaud, le président socialiste de la commission des Finances, de créer une mission parlementaire sur les fraudes fiscales en France.
 Depuis que la finance mondiale est devenue hystérique entre la mi septembre et la mi octobre 2008, bloquant le bon fonctionnement des marchés financiers et donc le refinancement des banques, tout le monde attend l’effondrement de la distribution du crédit.
 Pour ceux qui en doutaient encore, un sondage réalisé la semaine dernière par le Financial Times est venu rappeler une évidence : le soutien dont bénéficie l’euro auprès des Européens tient en grande partie à ce que la monnaie unique est perçue comme un challenger solide au méchant dollar américain. Un espoir vain : toutes les données disponibles montrent combien l’euro peine à entamer la domination du billet vert.
 En ce mercredi 7 janvier la presse internationale se félicite, à juste titre, du résultat récent des élections présidentielles au Ghana : le candidat de l’opposition John Atta Mills prête serment aujourd’hui comme nouveau président après avoir a gagné la course avec une majorité de 50,23 % des voix. Une victoire aussitôt reconnue par le candidat du parti au pouvoir. Sans violence, sans heurts. Une victoire de la démocratie en Afrique.
 En attendant la politique active de lutte contre les paradis fiscaux promise par Barack Obama, l’IRS, le fisc américain, vient d’écorner un peu plus le secret bancaire en forçant la banque suisse UBS à fermer les comptes offshore de tous ses clients américains : ceux qui veulent récupérer leur argent vont devoir se montrer !
 En attendant le procès de Bernard Madoff, on commence tout juste, un peu plus d’un mois après son arrestation le 11 décembre dernier, à démêler les fils de l’organisation planétaire de sa fraude. Et à comprendre, un peu, comment cette « pyramide de Ponzi » a pu durer aussi longtemps. Pour qu’il y ait une escroquerie, il faut d’abord un escroc. Et Madoff semble en être l’archétype.
 Les économistes opèrent-ils dans le champ de la science ou bien utilisent-ils des outils statistiques et théoriques qui servent leurs présupposés idéologiques ou politiques ? La question est récurrente et fait actuellement l’objet de quelques échanges musclés entre économistes américains.
 Le mois de panique qui a suivi la faillite de la banque d’affaire américaine Lehman Brothers à la mi septembre 2008 a suscité de vibrants discours en faveur de la régulation de la finance. Il n’aura fallu que trois mois pour que les partisans du business as usual se réveillent et commencent à engager la lutte contre une réglementation financière plus sévère.
 Il est « inacceptable que le secret bancaire en vigueur dans un État membre puisse constituer un obstacle à l'établissement correct par les autorités fiscales d'un autre État membre du montant des taxes et impôts dus par l'un des contribuables résidents de ce dernier». Ainsi s’exprimait ce matin 2 février Laslo Kovacs, le Commissaire européen chargé de la fiscalité. Une charge directe contre l’Autriche, la Belgique et le Luxembourg.
 En Europe et aux Etats-Unis, la pression monte depuis hier en faveur d’une stricte régulation des marchés de produits dérivés. C’est la première fois que des propositions politiques vont aussi loin en faveur d’un contrôle strict de ces marchés. C’est l’un des chantiers les plus importants de la finance post crise. Car ces instruments financiers font porter des risques énormes à l’économie mondiale. Les produits dérivés, c’est quoi ?
 Après ses propositions sur la régulation des produits dérivés, la France engage la bataille sur celle des fonds spéculatifs (hedge funds). Renonçant à les encadrer directement, Christine Lagarde, la ministre des Finances, propose une stratégie d’encerclement qui, si elle était mise en œuvre, pourrait se révéler efficace.
 Si vous voulez mettre à jour vos connaissances sur le secret bancaire et assister à un débat sur son avenir en Suisse et au Luxembourg, regarder l'émission C dans l'air du 25 février. Saurez-vous retrouvez qui défend avec subtilité les banquiers suisses ?
 Les déboires actuels de la banque suisse UBS sont une copie conforme des difficultés rencontrées par le système bancaire suisse au début des années 1930. Ce qui avait conduit, à l’époque, à un renforcement du secret bancaire. Un scénario qui ne devrait pas se répéter.
 La première semaine de mars 2009 apparaîtra peut être rétrospectivement comme un tournant historique dans la lutte contre les paradis fiscaux. Américains et Européens semblent animés par une même volonté d’aller assez loin dans les contraintes. Mais les modalités précises d’action restent différentes et devront être réconciliées au cours du G20 finance de la mi mars ou à celui des chefs d’Etat le 2 avril.
 Si les informations qui commencent à fuir sur le contenu probable de l’accord du G20 s’avèrent justifiées, c’est une finance radicalement transformée qui pourrait voir le jour dans les mois qui viennent. Les autorités politiques sont peut être en train de bâtir d’importants contre pouvoirs politiques à même de contrer l’instabilité financière. Quatre chantiers importants sont en cours.
 Affirmant d’emblée faire face à une crise exceptionnelle, les dirigeants politiques du G20 ont accouché d’un texte qui pose les principes d’un bouleversement de l’ordre financier mondial. Après 50 ans de libéralisation financière, l’objectif est désormais de redonner la main aux régulateurs et de construire une gouvernance mondiale de la finance.
 Débat intéressant – j’espère ! Eva Joly, Olivier Pastré et Lionel Zinsou, dans l’émission de Frédéric Taddéï, Ce soir ou jamais sur France 3. Zinsou a assumé la lourde tâche de défendre l’utilité de ces territoires parasites. Selon quel argument ? Essentiellement au nom du fait que ce n’est pas parce que certains d’entre eux abritent l’argent de quelques criminels qu’il faut fermer tous ces territoires qui exercent par ailleurs une activité utile.
 L'économiste américain Paul Krugman vient de découvrir que les sources principales du décalage de productivité entre l'Europe et les Etats-Unis tiennent au secteur de la distribution et à celui de la finance. En gros, Wal Mart et la folie financière de la dernière décennie. Ce que les lecteurs de L'Economie politique savaient depuis 2006 grâce au travail de Francisco Vergara.
 Le code des impôts américain est « un code rempli d’échappatoires pour les entreprises qui leur permet en toute légalité de ne pas payer leur juste part. C’est un code qui rend bien trop facile pour un nombre, un petit nombre d’individus et d’entreprises d’abuser de l’utilisation des paradis fiscaux pour ne pas payer d’impôt du tout ».
 On pourrait se dire que vivre dans un paradis fiscal permet de ne pas avoir à se déplacer pour jouer avec les règles fiscales. Pas du tout : un pays est toujours un paradis fiscal pour les autres, pas pour ses propres résidents. D’où l’intérêt de l’enquête de mon confrère suisse Yves Steiner de L’hebdo du 4 juin qui confirme quelques vérités établies mais montre aussi quelques surprises.
 Le 29 mai dernier, l’OCDE a livré deux rapports du Forum on tax administration qui regroupe les patrons des fiscs des grands pays. L’un sur les comportements fiscaux des personnes fortunés, pas très novateur, l’autre, plus intéressant, sur les pratiques des banques en la matière,qui suggère plusieurs pistes d'action.
 Paul Samuelson a la forme : à 94 ans, il casse du sucre sur les économistes américains conservateurs, défend une politique soutenue de relance budgétaire et donne ses conseils aux jeunes économistes. Un régal ! Merci à Conor Clarke d’avoir interviewé Samuelson (ici et ici) qui n’a visiblement de compte à rendre à personne et lâche ses missiles sans hésitation. Greg Mankiw, ancien conseiller économique de George W. Bush ?
 En 45 minutes d’intervention, le Président de la République a beaucoup parlé d’économie et de société. Et un peu de politique (laïcité, prisons, lycées, collectivités territoriales…). Son discours économique a abordé 4 questions clés.
 J’aime bien l’économiste ultralibéral Pascal Salin. C’est sûrement du au fait que j’ai été son élève et que je garde le souvenir d’un intellectuel engagé et brillant.
 Le niveau auquel on a permis aux grandes banques de faire de l’arbitrage fiscal ces dernières années n’est rien de moins que scandaleux (et potentiellement plus choquant que leurs pratiques de rémunérations) ». C’est ce que pense Gillian Tett qui supervise le suivi des marchés financiers pour le Financial Times dans l’édition d’aujourd’hui (14 août).
 Signe de l’importance politique prise par le combat contre les paradis fiscaux, plusieurs rapports publics sont sortis sur le sujet durant l’été. Un rapport parlementaire français (Elizabeth Guigou et Daniel Garrigue), une étude du Sénat américain et une analyse de la Commission européenne sur la Directive Epargne. Rien d’exceptionnel mais quelques idées à prendre.
 Les autorités américaines se sont lancées dans une subtile campagne de communication pour faire craquer les fraudeurs qui ont utilisé la banque suisse UBS afin de dissimuler leurs revenus. En fin de semaine dernière, un haut fonctionnaire laissait entendre au New York Times que le fisc était prêt à poursuivre au pénal 150 riches clients américains de la banque.
 Après le canton de Zurich qui a aboli par votation (un référendum local) le 8 février dernier les forfaits fiscaux réservés aux riches étrangers, le PS suisse et les Verts tentent d’obtenir le même résultat dans le canton de Saint-Gall. Certes, ces deux cantons ne concentrent qu’une toute petite partie des 4500 à 5000 riches étrangers planqués en Suisse.
 L’accord entre les Etats-Unis et la Suisse concernant les fraudes fiscales des clients américains de la banque UBS vient d’être rendu public : la Suisse a un an pour donner 4450 noms, dont 500 dans les 3 mois qui viennent. En échange, les Etats-Unis retirent temporairement leur plainte contre UBS. Quelles sont les conséquences de cet accord sur le secret bancaire suisse ?
 Il est énervé Georges Ugeux, PDG de Galileo Global Advisors et bloggeur sur la finance, sur le site de notre confrère LeMonde. Le fait que UBS et les autorités suisses aient cédé sous la pression américaine montre à ses yeux « que les Etats-Unis continuent de fouler le droit international privé et obtienne par chantage ce qu’ils ne peuvent obtenir légalement ». Et ce n’est pas tout.
 Auréolés de leur récente élection au parlement européen, les députés Eva Joly et Pascal Canfin ont profité de l’université d’été d’Europe – Ecologie pour rappeler que s’attaquer aux paradis fiscaux c’est bien, mais que la remise en cause véritable de leurs pratiques douteuses passe obligatoirement par la dénonciation des activités des acteurs économiques privés, banques et multinationales, qui les utilisent.
 L’accord signé le 27 août entre la France et la Suisse est favorable au fisc français qui porte un coup supplémentaire au secret bancaire suisse. En échange, la Suisse a obtenu la garantie que Paris n’irait pas à la pêche aux informations fiscales comme l’ont fait les Américains avec UBS. Il faudra maintenant suivre de près l’application concrète de l’accord, aussi bien du côté français que Suisse.
 On se plaignait récemment sur ce blog du peu d’entrain que mettait le ministre du budget à effrayer les fraudeurs. C’est désormais chose faite avec l’annonce le 30 août que le fisc dispose de 3000 noms de Français ayant de l’argent en Suisse et qu’ils ont jusqu’au 31 décembre pour régulariser leur situation. Un beau coup de com, nécessaire, pour rendre les fraudeurs nerveux et qui peut rapporter des informations importantes.
 C’est le constat de François Ewald dans Les Echos du 1er septembre. Quand le PS était marxiste, il proposait une vision alternative de l’économie, dit Ewald. Et cela a contribué à lui faire gagner les élections. Ensuite, qu’ont fait les économistes de gauche ? Ses « ténors économistes ont le plus souvent accompagné la mondialisation libérale sans en anticiper la crise ».
 Dans un long article pas très tendre pour sa profession, Paul Krugman dresse le constat de faillite de la science économique contemporaine. Pas parce que les économistes n’ont pas vu venir la crise actuelle mais parce que, pire que cela, ils ont construit des édifices intellectuels aveugles à la possibilité même de crises dans une économie de marché.
 Bonne nouvelle : les communiqués de la réunion des ministres des Finances du G20 du weekend dernier (ici et ici) confirment que la volonté politique de réguler la finance est toujours là. Mauvaise nouvelle : ça prend un temps fou et rien n’assure encore que le résultat final sera à la hauteur de ce qui est nécessaire, un encadrement rigoureux des marchés financiers.
 La Fondation Terra Nova m'a demandé une note sur les politiques à suivre pour aller plus loin dans la lutte contre les paradis fiscaux. Elle est maintenant en ligne. Pour continuer à maintenir la pression, au G20 de Pittsburg et au-delà. Pour un premier coup d'oeil, voici un bref résumé du texte. Depuis la réunion d’avril du G20 de Londres des progrès certains ont été accomplis dans la lutte contre les paradis fiscaux.
 D’après notre confrère suisse Le Temps, les 3000 noms de fraudeurs fiscaux Français récupérés par Bercy auraient été fournis par des filiales de banques suisses installées en France. Celles-ci auraient craqué lors d’un contrôle fiscal sous peine de se voir infliger une amende correspondant à la moitié du total des actifs dissimulés soit 1,5 milliard d’euros. Dans la foulée, Eric Woerth a convoqué les banquiers français le 8 septembre.
 Il était une fois, une princesse qui s’appelait Christina. La pauvre princesse d’Orange – Nassau et de Lippe – Biesterfeld naquit quasiment aveugle. Mais grâce aux progrès de la médecine, elle retrouva la vue. En choisissant de devenir catholique par amour, elle abandonna son droit au trône de Hollande pour aller vivre entre les Etats-Unis, l’Italie et la Hollande. Sans oublier de s’installer fiscalement à Londres.
 Depuis mardi soir, le petit monde des paradis fiscaux bruisse d’un communiqué de presse émanant des autorités suisses. Il revient sur les accords d’échange d’informations signés ces dernières semaines, en particulier celui entre la Suisse et la France du 27 août. Alors qu’il n’est pas encore ratifié, les autorités helvétiques contestent déjà son interprétation pour en raboter le contenu !
 Enfin : la société civile française commence à se mobiliser dans la lutte contre les paradis fiscaux. Les contacts avec les hauts fonctionnaires de différents pays le confirment sans surprise : plus la pression populaire est là, plus ils bénéficient de soutien politique. La mobilisation citoyenne est donc essentielle. Ce matin, ONG et syndicats, unis, ont lancé leur campagne d’action. L’objectif premier de la campagne est de mobiliser.
 Les paradis fiscaux contribuent-ils à l’instabilité financière internationale ? Oui, répondra demain matin le Conseil d’analyse économique franco-allemand dans un rapport qui prend fermement position. Mais le texte tourne beaucoup autour du pot, ne mobilise pas, bizarrement, la littérature la plus récente sur le sujet et fait des recommandations assez violentes qui soulignent plus la foi de nouveaux convertis que des propositions opérationnelles.
 Un tour d'horizon, en vidéo, des enjeux de la discussion d'aujourd'hui à Pittsburgh.
 La mise en œuvre de la convention fiscale signée avec la Suisse en août dernier qui doit permettre à la France de mieux traquer les fraudeurs fiscaux n’est pas pour tout de suite. C’est le message qui ressort du passage à Paris ce matin de Doris Leuthard, la ministre de l’Economie suisse. Ce qui pourrait, à terme, poser quelques problèmes à BNP Paribas qui s’est engagé à sortir des paradis fiscaux non coopératifs.
 L’enquête d’Alternatives Economiques, dans notre numéro d’avril, sur la présence des entreprises françaises du CAC 40 dans les paradis fiscaux avait fait grand bruit. BNP Paribas apparaissant comme la première utilisatrice de ces territoires était depuis constamment montrée du doigt et questionnée sur le sujet. D’où l’importance de son annonce d’une prochaine sortie de certains paradis fiscaux.
 Après s’être attaqué aux paradis fiscaux comme sources de pertes de recettes fiscales, le G20 semble sur le point d’agir contre les paradis réglementaires, les territoires offrant de faibles contraintes réglementaires et de contrôle aux établissements financiers. Des listes sont en préparation pour activer la lutte contre le rôle financier déstabilisant des paradis fiscaux.
 Avec Joseph Stiglitz, Paul Krugman est l’un des économistes les plus influents de son époque. Qu’en restera-t-il dans quelques années ? Est-il le nouveau Keynes ? Ou bien ses travaux théoriques et ses interventions médiatiques finiront-ils oubliés sur les étagères poussiéreuses de l’histoire ? Un petit livre, qui vient de sortir, permet d’y voir plus clair. Et d’opter, pour l’instant, pour le second scénario.
 Un bon résultat pour la « cellule de dégrisement » mise en place aux Etats-Unis. A l’inverse, depuis qu’Eric Woerth a dégainé sa liste des 3000 fraudeurs français en Suisse, ceux-ci ne se précipitent pas pour régulariser leur situation. Le fisc américain peut être satisfait.
 Le Tax Justice Network vient de publier une nouvelle étude passionnante qui propose un classement des centres financiers offshore en fonction de leur offre d’opacité. Qui a le plus de chance de séduire les fraudeurs et évadés fiscaux, les mafieux et les preneurs de risque financiers inconsidérés ? Le Delaware, un Etat américain. L’étude a un petit biais méthodologique qui fausse un peu ses résultats.
 Si le sujet des paradis fiscaux vous intéresse, visionnez l’émission Pièces à convictions du 16 novembre sur France 3. Trois reportages très pédagogiques en prime time ! Dont un sur la fameuse liste d’Eric Woerth sur les fraudeurs français en Suisse. Une occasion de se pencher sur les modalités du contrôle fiscal en France, ce que fait le chercheur Alexis Spire dans un article passionnant qui vient de sortir dans Politix.
 La demande de Dubaï World, la grosse entreprise publique de Dubaï qui investit dans les infrastructures et l’immobilier, de rééchelonner une partie de sa dette suscite de l’agitation sur les marchés financiers. Il n’y a pourtant aucune raison de paniquer : le problème est local et Dubaï ne représente pas un risque systémique pour la finance mondiale. Elle semble être victime de la volonté du puissant Abu Dhabi de faire le ménage chez son voisin.
 Le Tax Justice Network continue son travail pédagogique et politique sur les paradis fiscaux. Un petit compte de Richard Murphy montre comment les paradis fiscaux sont en train de contourner la pression du G20 dans leur façon de signer des accords d’échange d’informations fiscales. Une étude souligne le poids des secteurs financiers dans ces territoires.
 Aux libéraux qui vont répétant que plus d’impôts est toujours équivalent à moins de liberté individuelle, deux chercheurs rappellent l’enseignement inverse de Montesquieu. Et démontrent, chiffres à l’appui, que le constat du philosophe français est toujours d’actualité deux siècles et demi plus tard.
 Hier soir est née officiellement l’Association française d’économie politique (AFEP). Dans une sale archi bondée, on croisait des gens qui n’avaient sûrement pas l’habitude de se retrouver ensemble. Une force de frappe intellectuelle impressionnante. Mais animer le débat des idées n’est pas le principal objectif de cette association. Difficile de trouver une place ce 17 décembre au 6ème étage de la Maison des Sciences Économiques.
 Le gouvernement suisse est donc très énervé parce qu’un employé de banque leur a volé des noms. C’est bien. Ses membres devraient ainsi mieux comprendre pourquoi les Français sont encore plus énervés quand des milliers d’employés de banques suisses aident à voler nos impôts !
 David Miles, l’un des hauts responsables de la Banque d’Angleterre en est persuadé : le poids des banques dans le financement des économies est amené à se réduire dans les années qui viennent. Ce qui, dit-il, ne sera pas forcément mauvais pour la croissance et aura des conséquences sur la conduite de la politique monétaire. Au cours des dernières décennies, les banques ont pris un poids démesuré dans les économies des grands pays développés.
 Eric Woerth a déclaré que sa politique visant à effrayer les fraudeurs fiscaux français en Suisse s’est conclue par un « succès considérable ». Au vu des résultats obtenus, il semble plutôt que l’on ait tout juste évité le flop. Lorsque le ministre du budget a indiqué le 30 août dernier qu’il disposait de 3000 noms de français ayant fraudé le fisc grâce à la Suisse on ne pouvait que se réjouir.
 Un bon livre d’histoire économique vaut toujours mieux qu’un mauvais modèle théorique. Un livre récent le démontre encore une fois. Si son sujet est pointu – les relations économiques entre la France et la Suisse entre 1940 et 1954 – il nous offre une incomparable mise en perspective de la bataille menée par la France pour récupérer l’argent caché en Suisse.
 On l’attendait, il est arrivé. LE livre de référence sur les paradis fiscaux est d’ores et déjà disponible chez l’éditeur et d’ici quelques jours dans les librairies en ligne. Pour ceux qui ont aimé la version française que j’ai publiée avec Ronen Palan à La Découverte, voici de quoi aller plus loin avec la version anglaise qui sort ces jours ci aux Etats-Unis.
 Le ministre du Budget a dressé dans L’Express le bilan définitif de la chasse aux 3 000 fraudeurs fiscaux qui ont caché de l’argent en Suisse (l’information, qui concerne pourtant tout le monde, n’est toujours pas disponible sur le site de Bercy). Plus que décevant. Selon le ministre, 3 500 personnes sont venues déclarer six milliards d’euros dissimulés à l’étranger.
 La décision du président Obama de taxer les grandes banques américaines représente un joli coup politique en même temps qu’un acte fort et utile de régulation bancaire. Le président Obama a annoncé le 14 janvier dernier que les plus grosses banques (plus de 50 milliards de dollars d’actifs) présentes sur le territoire américain devront s’acquitter d’une taxe de « responsabilité de crise financière ».
 Serait-ce le tournant rooseveltien du président américain ? Après avoir annoncé sa décision de taxer les banques pour leur faire payer le coût de la gestion de la crise, Barack Obama s’attaque à leurs activités spéculatives. Des pas qui vont dans la bonne direction, d’autant plus qu’ils s’accompagnent d’un discours plus volontariste face au pouvoir des banques. Mais ils ne sauraient se substituer à une véritable réglementation de la finance.
 La réunion qui s’est tenue le 27 janvier à l’OCDE a apporté un soutien inattendu à la lutte contre l’utilisation des paradis fiscaux par les multinationales. Le principe de la comptabilité pays par pays y a reçu un soutien politique important, même si le chemin qui reste à parcourir est encore long.
 C’est le grand déballage : dans son édition d’aujourd’hui (5 février), le quotidien suisse Le Temps traditionnel reflet du politiquement correct, fait état du débat politique local sur l’avenir du secret bancaire. Loin d’être sur une position de défense crispée, le journal montre que débat il y a bien. Et que l’on commence même à entendre parler de l’autre côté du Jura d’une fin possible du secret bancaire. Révolutionnaire !
 Les plus riches ont plus de moyens pour échapper à l’impôt. En plus, souligne la Cour des comptes dans son dernier rapport public annuel, ils sont moins contrôlés par le fisc. Gagnant – gagnant. Par exemple pour les riches, la valorisation des actifs déclarés dans le cadre de l’ISF n’est pas facile.
 Deux mauvaises nouvelles sur le front de la lutte française contre les paradis fiscaux. Vendredi 12 février, la France a lâché prise face à la Suisse. Lundi 15, un arrêté a publié une liste française des paradis fiscaux extrêmement restrictive. La nouvelle est tombée vendredi soir, à la veille du weekend : la Suisse a fait plier la France.
 C’est l’article dont tout le monde parle dans les milieux universitaires américains : Olivier Blanchard, économiste en chef du FMI, et deux de ses collègues, dressent un constat calamiteux de l’état de la théorie macroéconomique. Si l’on peut se réjouir de la franchise du bilan, les propositions alternatives suggérées et les conseils de politique économique qui en découlent font froid dans le dos.
 Cette fois, ça y est : le conseil fédéral suisse semble prêt à ouvrir des négociations internationales sur le sacro saint secret bancaire. Aux pays européens de s’en saisir pour agir, de manière collective, et obtenir une remise en cause maximale du secret à fin d’évasion fiscale.
 La crise grecque aura peut être une vertu : celle d’inciter les gouvernements européens à mettre en œuvre une stricte régulation du marché des Credit Default Swaps (CDS). Ces produits d’assurance, censés permettre à ceux qui les achètent de se prémunir du risque de non remboursement d’un crédit ou d’une obligation, sont en fait devenus de redoutables instruments de spéculation.
 Deux rapports récents épinglent le Luxembourg : le premier dénonce la faible volonté du pays de lutter contre l’argent sale ; le second montre son comportement égoïste en matière de lutte contre l’effet de serre. Le Gafi, chargé de lutter contre les circuits d’argent sale et du terrorisme, a rendu un rapport peu consensuel le mois dernier, c’est le moins que l’on puisse dire, sur les pratiques de la place financière luxembourgeoise.
 Petit article intéressant dans The Economist de cette semaine : la crise inciterait les auteurs américains de manuels d’économie à revoir leur texte pour intégrer l’analyse des dérapages de la finance et des discussions sur l’efficacité des politiques économiques. Deux sujets jugés jusqu’à présent… sans intérêt !
 Les ministres des Finances de la zone euro se sont enfin décidés à clarifier leur plan de support financier à la Grèce. Celui-ci va assurément dans le bon sens. A l’avenir, la création d’un Fonds monétaire européen sous influence allemande laisse mal augurer de la solidarité de la zone euro. Et laisse toute sa légitimité au FMI pour intervenir en Europe. Une réunion cafouilleuse en février, un engagement de principe en mars, un plan concret en avril.
 Paul Krugman et Joseph Stiglitz tiennent le haut du pavé médiatique de la contestation de la théorie économique dominante. Leurs prises de position en faveur d’un rôle régulateur actif de l’Etat redonnent de l’importance et de la légitimité aux réflexions sur la capacité des pouvoirs publics à contribuer au bien être général.
 Les marchés financiers et les agences de notation croient désormais que la Grèce pourrait se révéler incapable de rembourser sa dette extérieure. La panique gagne les investisseurs et le scénario catastrophe d’une crise financière européenne devient possible. La faute à l’incapacité de l’Europe, nourrie par l’égoïsme allemand, d’aider l’un de ses membres. La Grèce inquiète et c’est normal : sa situation économique est catastrophique.
 L’Europe n’a jamais été si mal en point. Même si elle semble à même de pouvoir passer le test grec actuel, trois scénarios de crise apparaissent d’ores et déjà pour les mois qui viennent. Le premier est celui d’un nouvel emballement sur la Grèce. Admettons que le calme revenu sur les marchés financiers faisant suite à l’annonce allemande de débloquer bientôt les fonds du plan d’aide à la Grèce soit durable.
 Très intéressant papier dans le quotidien suisse Le Temps de vendredi dernier : il appelle les autorités à négocier un passage à l’échange automatique d’information plutôt que de se le voir imposer dans les années qui viennent. Une position contre laquelle le gouvernement et les banquiers suisses sont vent debout, comme le montre le dernier n° de notre revue L’Economie politique.
 Les signes de tension se multiplient sur les marchés financiers emportés par un début de panique sur l’avenir de la zone euro. Un stress nourrit par la crainte qu’un pays européen arrête de rembourser sa dette publique pour éviter les politiques d’austérité nécessaires au rétablissement des soldes budgétaires.
 Vendredi les rumeurs, injustifiées, d’un possible défaut de paiement de l’Espagne et de l’Italie laissaient craindre le pire pour ce matin. Deux jours et deux nuits de discussion ont permis aux Européens d’accoucher d’un plan de soutien aux pays attaqués par les marchés d’environ 1000 milliards de dollars, plus que les 700 milliards américains après la faillite de Lehman.
 Le FMI a publié le 14 mai un rapport sur les perspectives des dettes publiques qui montrent que si celles-ci sont en nette progression, elles restent tout à fait gérables à moyen terme. Seule une forte hausse des taux d’intérêt pourrait mettre en péril la situation budgétaire des pays avancés. Mais, hors mouvements spéculatifs des marchés -sans fondement - celle-ci n’a pas lieu d’être.
 En décidant de fermer certains marchés de spéculation, l’Allemagne prend une bonne décision politique. Mais son efficacité économique restera très limitée du fait de son caractère unilatéral. L’Allemagne doit maintenant pousser à une forte régulation de la finance au niveau de l’Europe et du G20.
 Le 17 juin prochain, les élus Europe Ecologie et socialistes de la région Ile-de-France devraient voter une résolution demandant aux établissements financiers qui travaillent avec elle d’être transparents sur leur présence dans les paradis fiscaux. Ce n’est pas une mesure de régulation de ces territoires mais une attaque contre les financiers qui les utilisent.
 Le procès de Jérôme Kerviel démarre demain. C’est le procès d’un mauvais trader qui aurait pu couler une banque à lui tout seul. C’est, aussi, le procès d’une époque où la course au risque prévalait. Que peut-on en attendre ? L’ancien trader de la Société Générale, comparaît du 8 au 23 juin devant le tribunal correctionnel de Paris pour répondre de la perte de 4,9 milliards d’euros qu’il a fait subir à son entreprise.
 La Banque des règlements internationaux (BRI) publie aujourd’hui son rapport annuel. Comme d’habitude, c’est une mine d’informations et d’analyses sur l’état de la finance internationale. S’il est impossible de tout résumer, voici trois leçons fortes à en tirer. La mauvaise qualité de la régulation publique et privée des risques financiers est une recette pour le désastre.
.JPG) La langueur du mois d’août aura été secouée par une forte crise boursière venue des Etats-Unis. Au moment de la rentrée, les cours sont remontés, mais les inquiétudes ne sont pas levées : alors, krach boursier véritable, ou pas ? Début d’une forte récession aux Etats-Unis qui aura des répercussions négatives sur l’ensemble du monde riche, ou non ? Bien malin qui peut répondre à ces questions aujourd’hui.
.JPG) Depuis 1995, les Etats-Unis connaissent une période de croissance à crédit, financée par les dettes privées des particuliers et des entreprises à la faveur d’abord de la bulle Internet, gonflée par des ‘business plans’ reposant sur du vent, puis de cette bulle immobilière financée, elle, par les crédits hypothécaires reposant sur du vol. Comme le remarque Galbraith, à chaque crise, c’est l’intervention publique qui permet de sauver le marché.
.JPG) Le tube de l’été aura été celui du cadre des Vélib’s, ces vélos que l’on peut utiliser dans Paris pour une somme modique. Certes, les Lyonnais et autres habitants des villes où ces formules existent déjà se plaindront à juste titre de ce tapage médiatique parisiano-centré. Certes encore, il reste à voir si le succès estival du deux roues sans moteur résistera aux pluies automnales.
.JPG) En France, nous avons actuellement accès, dans notre immense majorité, à une énergie fiable, et peu onéreuse. Mais ce système souffre d’au moins deux graves problèmes. Tout d’abord, qu'on vive dans un appartement à Bordeaux ou dans une maison isolée dans les Alpes, chacun paye le même prix.
.JPG) Le 10 juillet 2007 dernier, la ministre de l’économie, des finances et de l’emploi Christine Lagarde a présenté à l’Assemblée Nationale son projet de loi en faveur du travail, de l’emploi et du pouvoir d’achat. La lutte des classes, c’est une idée essentielle. Essentielle pour les manuels d’histoire. Il faudra certainement un jour en enseigner les aspects positifs. Mais en attendant, elle n’est plus d’aucune utilité pour comprendre notre société.
.JPG) Grande nouvelle en Belgique : la banque Fortis vient de décider de rémunérer ses employés au mérite ! Banal ? Sauf que cette décision a été prise en référence à une directive européenne « interdisant toute discrimination, notamment salariale, fondée sur l’âge » (Le Soir, édition du 11 octobre). Cette directive, récemment transposée en droit belge, s’appliquera à partir de 2009. La banque Fortis a décidé d’anticiper sa mise en application.
.JPG) Libérer la croissance ! Telle est la mission de la Commission présidée par Jacques Attali. Tête d’affiche du programme proposé, l’instauration de la « libre entrée » dans le commerce de détail et l’hôtellerie a déjà beaucoup fait parler d’elle. Faut-il s’opposer au développement d’une « concurrence libre » dans le secteur du commerce de détail ? L’exemple américain est ici instructif.
.JPG) La volonté du gouvernement de mettre fin aux régimes spéciaux de retraite repose sur une idée simple : pour avoir droit à une retraite pleine, chacun doit cotiser durant la même période de temps. Le gouvernement agit donc en faveur d’une forme d’égalité. Pourquoi celle-là ? Bien d’autres formes d’égalité seraient envisageables.
.JPG) En 1995, les grévistes avaient reçu un soutien de la population bien plus fort qu'aujourd'hui. En 1995, la contribution de tous - salariés, rentiers, actionnaires - au financement des retraites était débattu. Ce n'est plus le cas aujourd'hui. Pourquoi ?
.JPG) La perception qu'a le Président de la République de l'économie est vraiment surprenante. D'un côté, il semble croire que les acteurs économiques se contentent de suivre aveuglement les règles édictées par l'Etat. De l'autre, il semble penser que les forces du marché sont impossibles à maîtriser. Les mesures annoncées la semaine dernière sur les loyers illustrent ce double aveuglement. Qu'a-t-il en effet décidé ?
.JPG) L'Europe sociale manque de moyens, d'idées, de projets concrets. L'idée, séduisante, d'un salaire minimum européen, se heurte à la disparité des niveaux de rémunération dans les pays européens. Et elle pose des questions délicates de compétitivité économique. Cette idée n'est donc pas prête d'aboutir. Par contre, une autre semble beaucoup plus facile à mettre en oeuvre : celle d'un salaire maximum européen.
.JPG) Le krach boursier de lundi l’a montré : lorsque les acteurs économiques doutent, ne savent pas, ils sont perdus, ils paniquent. Les traders, comme tout un chacun, ont besoin de repères dans la vie. Ces repères, ils ne les trouvent pas (seulement) dans le marché. Ce sont des acteurs extérieurs au marché qui les fournissent. Le premier repère, ce sont les Etats-Unis.
.JPG) Alors ça y est ? Le vrai krach est là, et bien là ? Contre vent et marée, je continue à en douter. Les liquidités sont tellement nombreuses dans l’économie mondiale qu’un retour à un scénario de type 1929 semble être à exclure. Mais avant cela : ça marche, comment, au fait, un krach boursier ? Pour le savoir, il suffit de connaître la loi préférée des économistes, celle de l’offre et de la demande.
.JPG) La Société Générale a déposé plainte contre son trader. Il a triché, c'est mal. Mais est-ce si sûr ? N'aurait-il pas été félicité, s'il avait gagné, au lieu d'avoir perdu ? Le problème n'est pas qu'un trader ait perdu 5 milliards. Le problème est ce que fait au quotidien la Société Générale avec notre argent.
.JPG) Certains, dont je suis, ont bien du mal à comprendre ce qui se passe sur les marchés financiers. Je me suis longtemps dit que cela tenait à ma méconnaissance des mécanismes subtils qui guident ce monde. Et puis, je ne suis pas Polytechnicien, alors. Mais en fait non : il s'avère que ce monde est aussi fou qu'il en a l'air.
.JPG) On aurait dit que les salariés des chaînes publiques défilaient pour le maintien de la publicité à la télé ! Ce n'était certes pas le cas. Mais l'ambiguïté est gênante. Il convient de la lever. Car, blague à part, il y a effectivement là un enjeu de civilisation. La publicité, un peu, nous sommes nombreux à aimer. La pub peut être drôle, émouvante, nous faire rêver. Elle peut être d'une bêtise et d'une méchanceté crasse, surtout.
.JPG) La théorie néo-classique est la théorie économique de base, celle de l'offre et de la demande. Selon cette théorie, les consommateurs sont rationnels. Continuer à acheter un yaourt dont le prix a augmenté de 30% en quelques mois, ça serait rationnel ? C'est difficile à croire. En effet, un tel comportement ne peut s'expliquer que si le bien en question est indispensable. Ainsi, lorsque le prix de l'essence augmente, sa consommation diminue peu.
.JPG) La crise de 2008, celle de 1929 à l'envers ? Non en ce qui concerne les effets sur l'économie réelle, qui seront beaucoup plus modestes en 2008. Mais oui peut-être quant aux mécanismes en jeu. La crise de 1929 a d'abord été une crise boursière. L'effondrement des cours de Bourse a conduit de nombreuses personnes et sociétés spéculant sur les marchés financiers à la faillite.
.JPG) Y aller, ou pas, à la cérémonie d'ouverture des Jeux Olympiques ? La morale semble commander de ne pas y aller ; l'intérêt, d'y aller. Pour les chefs d'Etat et de gouvernements concernés, tout dépend du comportement de leurs semblables : se retrouver seul absent, c'est la perte de contrats et la crise diplomatique assurés. Voilà une décision dont le résultat ne dépend pas de soi seul, mais de ce que font les autres.
.JPG) Dans plusieurs endroits d'Europe, les salariés demandent, et obtiennent, des hausses de salaires. Les syndicats européens sont unis pour demander un salaire minimum légal (différent dans chaque pays). L'Europe sociale, et donc l'Europe, serait-elle (enfin) en train de se faire sous nos yeux ? Si oui, vive l'inflation !
.JPG) La théorie économique, c'est facile. Jusqu'en 1929, la théorie libérale domine. Puis c'est la crise de 1929, Keynes, légitimation de l'intervention publique. Jusqu'en 2008 ? Dure période pour les marchés. Les plus sophistiqués (la finance) s'effondrent. Les plus basiques (la nourriture) provoquent des émeutes.
.JPG) Internet et service public peuvent faire très bon ménage. L'assurance santé est en train de combler un vide important, celui de la transparence des tarifs des professionnels de santé. Merci la Sécu ! Les professionnels de la santé aiment bien bénéficier du meilleur de nos deux mondes, c'est-à-dire avoir l'assurance de revenu du fonctionnaire et le montant des revenus des professions libérales.
.JPG) Le Revenu de Solidarité Active, c'est de l'argent en plus que reçoivent les salariés qui ont de très faibles salaires. Nicolas Sarkozy vient de décider de financer ce nouveau dispositif grâce à une taxation accrue de l'épargne. Sarkozy prend au capital pour donner aux plus pauvres ! Chouette ? C'est motivant car je sais que plus je ferai d'heures, plus mon RSA va augmenter. Avant, chaque euro gagné au travail lui était défalqué du RMI.
.JPG) La ministre de l'enseignement supérieur prépare un projet de prêts aux étudiants. Dans le contexte actuel de forte incertitude sur l'avenir, l'idée de s'endetter fait peur à de nombreux étudiants. Pourtant, emprunter est une meilleure façon de financer ses études que d'avoir un petit boulot. Encore faut-il que le système présente suffisamment de garanties aux étudiants emprunteurs. C'est possible.
.JPG) Certes, c'est encore une triste nouvelle, mais au moins je me suis dit que ça vous changerait de la crise bancaire, boursière, financière. Et en plus c'est une histoire instructive. Je tire cette histoire de cet article du Monde. La fabrique Lepetit, fondée en 1872, était passée sous le contrôle du groupe Lactalis en 1982.
.JPG) J'avais défendu l'idée ici qu'il était souhaitable de taxer les produits trop sucrés et trop salés (et de subventionner les fruits et les légumes). Mais, au nom de la préservation du pouvoir d'achat, le projet a été abandonné. Je voudrais savoir ce que vous en pensez. Un second argument contre la mesure a été avancé, celui de la stigmatisation des personnes en surpoids. Je dois avouer que j'ai du mal à comprendre cet argument.
.JPG) Et la surprise est de taille !
.JPG) Avec la crise financière, les placements qui avaient été effectués sur les matières premières sont repartis ailleurs. De ce fait, le cours des matières premières baisse actuellement. Le baril de pétrole, que l'on imaginait il y a peu grimper vers les 150 ou les 200 dollars, est redescendu en-dessous de 100. On pourrait se réjouir. Mais la raréfaction du crédit nous promet des prix encore plus élevés dès que la croissance repartira.
.JPG) Selon un article du journal britannique The Guardian, l'ensemble des rémunérations que devraient percevoir les ouvriers de Wall Street sous formes de salaires, primes et autres bonus, devrait avoisiner les 70 milliards de dollars. Un montant en hausse de 4% par rapport à l'année dernière. Et aussi le dixième du plan Paulson. Manifestations contre le plan Paulson. Le taureau de Wall Street est le symbole de l'optimisme boursier.
.JPG) Pour comprendre ce qu'est un paradis fiscal, voir ce reportage de France 2, lors du journal de 20h du mardi 21 octobre, sur le Luxembourg, ce petit coin de paradis niché au coeur de la construction européenne. On appréciera également le débat qui suit entre David Pujadas et Jean-Claude Juncker, le premier ministre du Luxembourg.
.JPG) Imagine-t-on un lycée où les élèves ne pourraient plus se saisir rigoureusement de questions comme la monnaie et le financement de l’économie, la mondialisation, la mobilité sociale, le développement durable, l’Europe… ? Non, bien sûr. Pour ma part, l'enseignement économique et social devrait être imposé à tous les lycéens, et même aux collégiens. Comment comprendre sans cela le monde dans lequel nous vivons ? Sincèrement, je ne vois pas.
.JPG) C'est ce qu'on peut se demander à la lecture de trois articles, qui n'ont rien à voir entre eux bien sûr. On apprend d'abord que les traders français de Londres au chômage perçoivent les ASSEDIC en France. Le salaire anglais quand ça marche, la protection sociale quand ça ne marche plus, elle est pas belle, la vie? L'information est à vérifier, mais elle semble sérieuse.
.JPG) Je voudrais attirer votre attention sur deux commentaires postés sur ce blog. Le premier concerne le travail du dimanche, le second le Revenu de Solidarité Active (RSA). N'hésitez pas à réagir si vous le souhaitez. Je travaille dans le commerce et je suis donc bien placée pour évoquer ce sujet avec vous. Le gouvernement nous vend la mesure en nous expliquant que le travail du dimanche doit se faire sur la base stricte du volontariat.
.JPG) Les faillites des banques et les krachs boursiers ne sont que les étincelles qui ont fait exploser le baril de poudre sur lequel était assise l'économie des Etats-Unis. Ce baril de poudre, c'était un montagne de mauvaises créances. Or pourquoi les ménages américains se sont-ils sur-endettés ? Parce qu'ils étaient sous-payés. Ce n'est pas moi qui le dit, mais 3 économistes très sérieux.
.JPG) Il se trouve que j'étais aux Etats-Unis la semaine dernière, veinard que je suis. A l'aéroport, je suis tombé sur le journal financier Barron's. Je ne connaissais pas, mais ça a l'air d'être du sérieux. Barron's a présenté son programme idéal à Obama. Un programme qui reflète très bien, il me semble, le consensus des milieux financiers à l'heure actuelle.
.JPG) Lors de la conférence à laquelle j'ai assisté, un intervenant dont j'ai oublié le nom a fait cette remarque à laquelle je n'avais pas pensé : si les opérateurs sur les marchés financiers jouaient leur propre argent, rien de tout cela ne serait arrivé. Ma conclusion : rendons les acteurs financiers responsables sur leurs deniers, et cela nous évitera certains déboires. C'est tout simple, et comme souvent avec ce qui est simple, c'est génial.
.JPG) L'UE aurait enfin un gouvernement économique, et le plan de relance annoncé aujourd'hui le prouverait ? J'en doute. D'abord parce que l'essentiel de l'effort est demandé aux Etats, qui agissent chacun de son côté. Ensuite parce que l'occasion n'a pas été saisie de réfléchir sur ce que pourraient être les ressorts de la croissance européenne à long terme.
.JPG) Mon billet sur la dette publique a suscité un intérêt auquel je ne suis pas habitué. Plusieurs commentaires ont mis en avant la question de l'indépendance de la Banque Centrale. L'indépendance de la Banque Centrale Européenne à l'égard des Etats n'est pas à l'origine de la crise. Mais la crise rend plus que par le passé nécessaire de mettre fin à cette indépendance.
.JPG) Plans de relance, aides aux banques, soutien à certaines industries. Les dépenses des Etats semblent infinies, en ce moment, alors qu'ils sont déjà en déficit. Les Etats peuvent-ils emprunter des dizaines, que dis-je, des centaines, des milliers de milliards d'euros ou de dollars ? Etonnamment, oui.
.JPG) Chez Alternatives Economiques, on est décidément une sacrée bande de râleurs. Même quand Sarkozy fait un plan de relance, Guillaume Duval et Arnaud Parienty râlent. Moi aussi. On trouvera une synthèse du plan de relance dans cet article du Monde. Le plan complet est disponible ici.
.JPG) On se souvient que la Commission européenne discutait certaines modalités du plan de soutien français aux banques. Il s'agissait d'éviter que les banques françaises soient trop avantagées, ce qui aurait créé une distorsion de concurrence. La Commission demandait que les banques soient pénalisées, en payant cher l'aide apportée.
.JPG) Auteurs de manuels qui se vendent par millions dans le monde entier, l'économiste américain Gregory Mankiw bénéficie, grâce à son travail, de rentrées d'argent dont ni vous ni moi ne pourrons jamais rêver. Pourtant, Gregory Mankiw continue à travailler comme un forcené. Mais grâce à Obama, il va enfin pouvoir passer plus de temps avec ses enfants. C'est l'effet bénéfique des hausses de taxes sur les riches.
.JPG) Lorsque nous faisons nos courses, nous sommes nombreux à convertir les prix en Francs. D'aileurs, beaucoup d'enseignes pratiquent le double affichage des prix. La conversion 1 euro = 6,56 francs semble évidente. Mais, elle est fausse. S'il avait continué à exister, depuis le 1er janvier 2002, le franc aurait perdu de sa valeur (près de 15%). Si l'euro était introduit aujourd'hui, il ne vaudrait plus que 5,71 francs.
.JPG) L'année 2008 aura été très curieuse. Commencée sous le signe de la peur de l'inflation, elle s'est terminée avec la peur de la déflation, c'est-à-dire la baisse des prix. Puisqu'on nous répète depuis des décennies que l'inflation c'est mal, la déflation, contraire de l'inflation, devrait être quelque chose de bénéfique. Ce n'est pourtant pas le cas. Pourquoi l'inflation c'est mal ?
.JPG) Les choses n'auront pas traîné. Avec la montée de l'endettement public, les critiques de la dette publique ressortent du bois où ils s'étaient réfugiés au plus fort de la crise. Les petits Français ne naissent pas endettés, mais riches. L'endettement public est la seule solution à la crise actuelle, donc c'est la meilleure.
.JPG) En France, le scandale (ou l'un des scandales) du jour, c'est la restriction des aides de l'Etat aux associations de planning familial. Au même moment, Obama vient d'inclure dans son plan de relance de 800 milliards de dollars quelques dizaines de millions pour le financement public des associations du planning familial, qui avait été aboli sous George Bush.
.JPG) Mais quelle drôle d'époque. On entend les termes de protectionnisme, de nationalisation, de salaire maximum. C'est tout simplement dingue. Je n'aurais jamais pensé vivre ça. Quand je pense que je n'ai pas osé m'affirmer comme keynésien-tendance-marxiste dans ma thèse, alors que j'en avais tellement envie. Pff. Mais c'est vrai que c'était il y a une éternité, puisque c'était en 2004.
.JPG) La présidente du Medef a accordé un entretien au journal La Tribune. Je me fais un plaisir de le relayer ici. La Tribune - Que répondez-vous aux syndicats qui vous reprochent votre silence depuis les grèves et les manifestations du 29 janvier ? A vrai dire, je suis consternée quand je vois une photo des manifestations à la une du Wall Street Journal et du Financial Times.
.JPG) La protestation des enseignants chercheurs prend une ampleur rarement vue. Venant d'horizons idéologiques, politiques, disciplinaires différents, nous sommes nombreux à nous retrouver dans la protestation actuelle. Etudiants, je vous explique pourquoi la réforme proposée, si elle est adoptée, aura des conséquences négatives pour vous, et tout de suite.
.JPG) C'est celle écrite par Jean-Marc Vittori, éditorialiste aux Echos, à un de ses amis traders. Une bien belle missive. D'abord, excuse-moi de prendre cette forme dépassée qu'est la lettre pour m'adresser à toi. Je sais bien que tu préfères les coups de fil éclair ou les SMS. Mais cette fois-ci, mon message ne peut pas passer en 160 signes.
.JPG) Nicolas a Sarkozy a prononcé, le 22 janvier dernier, un étonnant discours sur la recherche en France. Une vidéo à voir et à revoir. Ce discours a suscité de nombreuses réactions, comme celles de 122 membres de l'Institut Universitaire de France. L'Institut universitaire de France a pour mission de favoriser le développement de la recherche de haut niveau dans les universités et de renforcer l'interdisciplinarité.
.JPG) Le Président de l'Autorité des marchés financiers perçoit 220 000 euros par an. On est content pour lui. Comme l'indique le Nouvel Observateur, le président de l'Autorité des marchés financiers (AMF) va désormais percevoir une indemnité annuelle brute de 220. Le montant de son indemnité a été relevée de 71. Journal officiel.
.JPG) Amis enseignants-chercheurs, vous êtes désemparés face aux nouvelles demandes qui vous sont faites ? Rassurez-vous, Grégoire Chamayou, doctorant en philosophie à Nanterre, vous explique comment survivre dans notre nouveau monde moderne et compétitif. Le texte complet de Grégoire Chamayou est ici. Quelques extraits sympathiques (intertitres ajoutés par moi).
.JPG) C'est finalement surprenant, mais l'Europe continue de nous décevoir. D'abord en refusant de venir en aide de façon massive et coordonnée aux pays d'Europe Centrale et Orientale, pourtant plongés dans une terrible crise. Ensuite en s'en prenant à la participation du Land dans le capital de Volkswagen. Dans le premier cas, c'est l'égoïsme des Etats nationaux qui est en cause.
.JPG) En 1967, Bernard Blier expliquait très bien comment mettre en place un dialogue social constructif dans l'entreprise. Prenez une minute pour regarder cet extrait édifiant que je viens de découvrir, vous ne le regrettez pas.
.JPG) Une excellente initiative, qui a l'avantage de nous projeter directement dans le futur radieux qu'on nous promet en ce moment. Inaugurée le 18 février dernier, l’Université Paris 14 a fêté ce mercredi sa troisième semaine d’existence. La région parisienne n’avait pas connu de création d’Université depuis 1971 et la fondation de l’Université Paris 13 à Villetaneuse.
.JPG) Les réformes proposées actuellement s'inscrivent dans un cadre européen. Celui-ci, totalement non contraignant, consiste en la diffusion d'idées à propos de ce que doit être l'université de demain. Un lieu de débats critiques, de réflexions approfondies, d'épanouissement individuel ? Mais non.
.JPG) Merci au génial Xavier Gorce !
.JPG) Les lettres, c'est quand même tellement plus beau que les chiffres.
.JPG) La réunion du G20 qui se tient actuellement est acculée à des résultats probants si les dirigeants politiques veulent non seulement stopper la crise mondiale, mais aussi s'ils souhaitent éviter la multiplication de protestations sociales plus ou moins violentes. Or c'est bien ce qui semble se passer.
.JPG) Un aspect essentiel de la social-démocratie, c'est la lutte contre les inégalités, qui implique une redistribution autoritaire des revenus. Comme il est toujours désagréable de payer des impôts, il faut des conditions compliquées pour que cette redistribution se mette en place. Historiquement, la social-démocratie est sortie de la seconde guerre mondiale. Puis, en allant très vite, elle a été mise à mal depuis la crise des années 1970.
.JPG) Encore une transposition d'une mesure européenne idiote. Cette fois-ci, c'est à la taille des paquets de produits alimentaires que l'Union européenne s'en prend. Pour le bien-être du consommateur, bien sûr. En France, jusqu'à présent, les tailles de certains produits étaient standardisées. Ainsi, le lait, les pâtes, le riz, etc. Mais la transposition d'une directive européenne va mettre fin à cette situation.
.JPG) Vous voulez faire une bonne œuvre ? Restaurer un peu de liberté aux USSA, les United Socialist States of America ? Yes ? La possibilité vous en est offerte : participez à l'augmentation de capital de Goldman Sachs, cette grosse banque américaine qui contribue au bien commun, comme toutes les banques, par ses prêts avisés qui soutiennent une croissance économique juste et durable. Goldman Sachs avait eu quelques ennuis dans le passé.
.JPG) Parmi ses deux dernières perles : un texte sur les Américains qui sont nombreux à préférer le socialisme, attention, le vrai, façon URSS, qui aurait la préférence d'un tiers des jeunes. Et un autre sur les prédictions optimistes des économistes et dirigeants, avant la crise. Oups.
.JPG) Faisant quelques petites recherches pour le billet ci-dessous, je tombe sur ce graphique sur le site du Guardian (malheureusement impossible à reproduire ici). Où l'on voit que, de 1979 à 1988, c'est-à-dire durant l'essentiel du règne de Margaret Thatcher (1979-1989), la tranche maximale d'imposition sur le revenu au Royaume-Uni était de. Thatcher était plus redistributrice que Sarkozy. Ils sont fous, ces Anglais.
.JPG) Il va bien falloir rembourser les déficits publics causés par la crise. Comme je l'expliquais, le moyen le plus simple, c'est de mettre à contribution les revenus les plus élevés. Je m'attendais à ce que le mouvement vienne du Royaume-Uni ou des Etats-Unis. C'est le Royaume-Uni qui a tiré le premier, en relevant son taux maximal de 40% à 50%. Shocking? Yes après tant d'années de baisses d'impôts.
.JPG) Daniel Bouton a donc démissionné de la Société Générale. Responsable, coupable des erreurs de se banque, dont la dernière boulette à 5 milliards d'euros ? Je n'en sais rien, et je me demande si je m'en fiche pas un tout petit peu. Ce que je trouve fort, c'est cette insistance dans certains médias sur le fait que Monsieur Bouton n'a pas demandé de parachute doré. En effet, M.
.JPG) C'est ce que je me demandais en regardant ma télé. Augmenter les contrats en alternance, développer les contrats aidés, encourager le passage en CDI des stagiaires. Tout cela me laissait dubitatif, mais sans savoir pourquoi. Heureusement, Florence Lefresne, chercheuse à l'IRES et spécialiste du chômage des jeunes, nous apporte ses lumières. Nicolas Sarkozy a annoncé vendredi vouloir augmenter le nombre de contrats en alternance.
.JPG) Les élections européennes prochaines sont, comme à chaque fois, l'excellente occasion de faire la pédagogie de l'Union européenne auprès des citoyens. Mais plus on connait l'Europe, moins on l'aime. L'Union Européenne conjugue en effet libéralisme économique et dirigisme politique (et même pire : juridique). Il est donc temps qu'elle change.
.JPG) L'Irlande a connu un développement économique stupéfiant ces dernières décennies. Pays parmi les plus pauvres de l'Europe à 12 dans laquelle elle est entrée en 1973, son PIB par habitant est aujourd'hui parmi les plus élevés de l'Union Européenne. Ou plutôt était, avant la crise.
.JPG) Cette fois, c'est du sérieux. Qu'une part non négligeable d'Américains (20%, et 33% des jeunes) soient en faveur du socialisme, et que seule une courte majorité (53%) soient en faveur du capitalisme, soit. Mais que leur Mister President ait une love story avec le modèle français, no way!
.JPG) Nicolas Sarkozy avait cité dans un de ses discours l'inscription dans la constitution allemande de l'impossibilité de taxer les revenus à plus de 50%. En fait, cette mention n'existe pas. D'une part parce qu'il s'agissait d'un arrêt de la Cour Constitutionnelle, et non d'un article de la Constitution. Et surtout parce que cet arrêt concernait la taxation du patrimoine. Il est possible, en Allemagne, de taxer les revenus à plus de 50%.
.JPG) Les salaires élevés des patrons ne correspondent à aucune logique économique. Le salaire maximum, c'est bien. Tellement bien qu'on a lancé un chouette appel. Avec la crise économique a surgi le débat sur le salaire maximum qui aurait été jugé totalement ringard voici encore quelques mois. Pourtant, cette proposition est de bon sens.
.JPG) La crise actuelle met à rude épreuve les économistes. Non seulement parce que la grande majorité d'entre nous ont été incapables de la prévoir (j'en fais partie). Mais aussi parce que le fonctionnement de la science économique gêne, si ce n'est empêche, la compréhension des phénomènes actuels par la plupart des économistes, à cause notamment de la domination de la microéconomie sur la macroéconomie.
.JPG) Un appel a été lancé pour tenter de sauver l'université française, avant qu'elle ne s'effondre tout à fait. Les rédacteurs du texte ont oublié deux ou trois choses importantes, comme le papier WC dans des toilettes propres, des conditions d'accueil dignes pour les étudiants (la situation étant encore plus scandaleuse pour les étrangers), ou des bureaux pour les profs. Mis à part ça, ce texte constitue une bonne base de discussion.
.JPG) J'avais parlé du texte signé par des économistes critiquant la politique libérale de l'Union Européenne. Acte II, ce second texte, que j'ai signé avec plaisir, et qui donne quelques pistes pour réorienter le paquebot Europe dans une direction plus sociale et plus humaine.
.JPG) Les résultats de l'élection des députés européens en France hier ont donné un résultat qui semble donner une majorité à la gauche. Il faut dire semble, car tout dépend de la façon dont on compte les voix du parti Europe Ecologie. Ce résultat donne un écho à un fait bien établi : dans les système politiques où le vote est à la proportionnelle (comme les élections européennes), la gauche l'emporte la plupart du temps.
.JPG) Certes certes je sors un petit peu de mon cadre en relayant les informations ci-dessous. Mais ce qui se passe à l'école est grave. Des instituteurs (je ne renonce pas à ce trop beau mot) risquent de perdre leur emploi parce qu'ils ont estimé que les nouvelles mesures qu'on leur demandait d'appliquer n'étaient pas favorables au développement des enfants. Je ne suis pas spécialiste, mais je leur fais confiance.
.JPG) Ah là là la taxe carbone. Payer plus cher l'énergie, consommer moins de ressources non renouvelables, moins gaspiller, moins polluer, oui oui oui !
.JPG) Enorme article de Paul Krugman dans le New York Times.
.JPG) Et ils sont payés pour ça ? Oui, et plutôt bien ! Oh là là ! Je veux devenir économiste ! Aller ici et cliquer sur le cartoon pour le voir en plus grand).
.JPG) Sinistres mais révélateurs, les suicides à France Telecom ne doivent pas devenir l’arbre qui cache la forêt. Car, depuis des dizaines d’années, des salariés meurent deux fois. Physiquement, puis symboliquement. Ils meurent car ils travaillent. Ensuite, ils meurent du silence et du mépris ; de l’absence de reconnaissance pénale, médicale et publique, des causes professionnelles de leurs décès.
.JPG) Il faut absolument sauver La Poste des griffes du privé. Il faut s'opposer au changement de statut, inutile et prélude à la privatisation. La Poste fonctionne bien. Si elle change de statut, si elle devient privée, elle fera ce qu'ont fait toutes les postes du monde qui ont connu le même sort : des prix plus élevés, des services moindres, moins d'emplois (et plus de suicides ? Pourquoi ?
.JPG) La précarité dans l'enseignement supérieur et la recherche est une honte. A côté de personnels statutaires (comme moi), on trouve des milliers de chercheuses et de chercheurs, plus ou moins jeunes, qui galèrent d'un contrat à l'autre, sont payés avec des mois de retard, font du boulot non payé, etc.
.JPG) Je sais que ce n'est pas bien de piquer les articles des autres, mais j'ai trouvé celui-là vraiment remarquable. Philippe Trouvé y explique que l'absence d'assurance santé aux Etats-Unis est un sérieux frein à la création d'entreprises dans ce pays. A l'inverse, note-t-il, l'existence d'une sécurité sociale (une sécurité médicale) dans d'autres pays facilite les choses pour les créateurs d'entreprises.
.JPG) Dans le projet de réforme du lycée qui doit entrer en vigueur en septembre 2010, les Sciences Economiques et Sociales sont rangées au rang des accessoires : une simple option (parmi 10) avec un volume horaire réduit de moitié, à 1h30 par semaine.
.JPG) Le monde ne va pas mal à cause du cynisme de quelques-uns ('fin un peu quand même), mais surtout parce que nos gouvernements libéraux, éduqués à l’orthodoxie économique, sont persuadés de faire le mieux qu’ils peuvent mais se représentent le fonctionnement de l’économie de manière erronée (en passant notamment à côté de l’importance de la demande, mais ça vous le savez déjà !
.JPG) C'est l'appel lancé par le collectif Urgence Climatique - Justice Sociale, qui veut éviter que Copenhague ne soit la catastrophe annoncée. Car, en effet, la situation est grave. Mais les responsabilités ne sont pas les mêmes pour tous : c'est d'abord aux pays riches de réparer les immenses bêtises qu'ils ont faites. Nous sommes à la croisée des chemins.
.JPG) Mais bien sûr qu'on libéralise pour faire plaisir aux consommateurs qui ne demandent que ça. Mais bien sûr que les services publics sont inefficaces. Mais bien sûr qu'il est possible de créer de la concurrence dans le secteur de l'électricité, où il n'y a pourtant qu'un réseau possible, et où la concurrence est impossible, car on ne peut pas stocker l'électricité. Mais bien sûr que la concurrence va faire baisser les prix.
.JPG) Au-delà des slogans éphémères qui cachent souvent l'absence de véritable ambition, nous sommes tous convaincus que les universités de lettres et de sciences sociales ont un rôle clé à jouer dans le monde qui nous entoure et dans son évolution.
.JPG) Ben non. Pas du tout. Ce ratio ne veut strictement rien dire, parce qu'il compare deux choses qui n'ont rien à voir : d'un côté ce que doit L'ETAT, et de l'autre ce que produit LE PAYS. Lorsqu'on parle - au hasard - de la dette de la Grèce, on fait un énorme raccourci qui est un contresens : il s'agit de la dette de l'Etat grec, et non pas de la dette du pays qu'est la Grèce.
.JPG) Supposez qu'une entreprise de BTP intervenant chez votre voisin détruise votre maison ; imaginez maintenant que le Parlement décide que vous serez imposé sur les indemnités qui vous permettent de reconstruire. C'est ce qui vient de se passer, comme l'explique Philippe Askenazy, qui nous rappelle que le régime accident du travail, maladie professionnelle (ATMP) est régi par la responsabilité sans faute de l'employeur.
.JPG) Passionnante étude de la géniale New Economic Foundation : combien rapportent, vraiment, à la société, 6 professions, une fois tout pris en compte, les conséquences non seulement économiques, mais aussi sociales et écologiques ? Résultat des courses. Les banquiers de la City s'avèrent être d'énormes destructeurs de richesse : selon la NEF, pour chaque euro qu'ils créent, ces géniaux personnages en détruisent 7.
.JPG) C'est ce qu'explique l'indispensable Michel Husson. Du côté salarial, c'est la catastrophe. Si l'exigence de rentabilité du capital reste la même dans les pays de l'OCDE que celle qu'elle était avant la crise, le freinage durable de la croissance imposera aux entreprises de comprimer fortement les coûts salariaux (. Du côté des impôts et des droits sociaux, ce n'est pas mieux.
.JPG) Très intéressant texte de Jacques Sapir, qui montre non seulement que les hausses de salaires ne suivent plus celles des gains de productivité depuis longtemps, mais aussi que les inégalités s'accroissent, les salaires les plus faibles décrochant du salaire moyen. Sapir rappelle que les bonus des traders, les parachutes dorés des grands patrons, leurs salaires mirifiques, eh bien tout cela ce sont.
.JPG) Intéressant article de Thibault Gajdos dans le supplément économie du Monde d'hier, qui cite des études montrant que l'immigration bénéficie économiquement au pays d'accueil, dont l'emploi et le PIB s'accroissent à proportion du nombre de nouveaux arrivants.
.JPG) J'avais écrit, il y a quelques temps déjà, un texte appelant au pluralisme en économie. Ce texte a été publié dans la revue Development Dialogue, de la Dag Hammarskjöld Foundation, une fondation suédoise.
.JPG) Dans sa chronique d'hier du New York Times, Paul Krugman rappelle ce fait essentiel : depuis 1980, la croissance du PIB par tête n'est pas inférieure en Europe a ce qu'elle a été aux Etats-Unis (voir cet article du monde. Par contre, dans un deuxième texte, plus court, Krugman rappelle qu'il n'avait pas soutenu la création de l'euro.
.JPG) Il s'appelle Patrick Artus, et il travaille pour une grande banque capitaliste privée (Natixis). Etats par le développement du crédit et des activités spéculatives, comme substituts (palliatifs) à l'insuffisance de la production ; par le recours au commerce extérieur. Voir l'article d'Artus ici ; on lira notamment le graphique en bas de la page 8.
.JPG) Pas sûr. Car comme l'écrit mon camarade Thomas Petit, la réforme des retraites est un choix politique, pas une nécessité démographique. Le chiffre du jour était l'augmentation de 2 mois de l'espérance de vie. Le commentaire de beaucoup était évidemment qu'à ce rythme, les retraites ne pourraient être financées. Or en prenant une estimation basse de l'espérance de vie à 75 ans, nous avons donc environ 900 mois à vivre.
.JPG) Les sciences économiques et sociales sont aujourd'hui durement attaquées. Menacées depuis longtemps, elles pourraient connaître actuellement leurs dernières heures. C'est pourquoi il est important de revenir sur le sens et l'histoire de cet enseignement anormal, jamais défendu parce que trop libre, trop innovant, trop indiscipliné.
.JPG) Un premier article de Libération sur le sujet, qui explique comment les choses se sont passées pour l'adoption de ce nouveau programme. Le chômage, banni des cours d'économie de seconde ? Les nouveaux programmes, selon l'association des profs de SES, évacuent les questions de société, comme le pouvoir d'achat ou le chômage.
.JPG) La publication du projet de programme de SES de la classe de seconde provoque des réactions si fortes que, déjà, la légitimité de ce programme me parait mise en cause. Or, un programme n'est efficace que si les enseignants y adhèrent. Sans doute, les réactions de certaines associations professionnelles d'enseignants de SES sont-elles très excessives.
.JPG) Vous avez de la chance. Si vous vouliez connaître les arguments les plus pourris en faveur du nouveau programme de SES, Valérie Segond, éditorialiste à La Tribune, vous les fournit. Le raisonnement de Valérie Segond est le suivant : 1) Les Français sont nuls en économie ; 2) C'est la faute à l'enseignement de SES en lycée ; 3) Il faut donc changer le programme (voir son texte reproduit ci-dessous).
.JPG) Un très beau texte circule actuellement pour remarquer l'absence de débat public sur la place de l’art et de la culture dans notre société, et pour dénoncer sa marchandisation. Il s'appelle Impossible Absence, et a été signé, notamment, par Danielle Mitterrand, Stéphane Hessel, et Robin Renucci. L’absence actuelle de vrai débat public sur la place de l’art et de la culture dans notre société est un symptôme historique extrêmement inquiétant.
.JPG) C'est ce que, avec d'autres, je propose, contre les méchants pas gentils qui veulent noyer les lycéens sous l'abstraction et les courbes dès la seconde, pitié pour eux ! Mediapart a accepté de publier notre article, ici.
.JPG) On parle beaucoup, beaucoup, en ce moment, de la Grèce, du Portugal, de l'Espagne. Mais quelle part du PIB de la zone euro ces pays représentent-ils ? Cette information est disponible sur le site d'Eurostat (page 6 de ce document).
.JPG) C'est ce que permet l'enseignement de sciences économiques et sociales. Pour le comprendre, on peut lire le texte poignant de Stéphane Beaud publié hier par Libération.
.JPG) Face au nouveau programme présenté par le Ministère, l’Association des professeurs de sciences économiques et sociales (APSES) a décidé de rendre publique sa propre proposition de programme (que l'on peut soutenir ici). Ce programme n’a pas prétention à représenter un programme « idéal ». Il respecte cependant plusieurs principes essentiels qui doivent gouverner l'élaboration de tout programme de SES.
.JPG) André Orléan a publié dans Le Monde un texte expliquant la démarche de notre chère Association Française d'Economie Politique. Un rappel pour ceux qui auraient manqué les épisodes précédents. A quoi servent les économistes… surtout s'ils pensent tous la même chose ?
.JPG) J'ai participé ce matin au débat économique, sur France Inter, avec Jean-Marc Vittori, journaliste au quotidien Les Echos. Au menu : les profits des banques, les salaires des traders, et la grève chez Total. On peut écouter cette émission ici (il faut enregistrer ce fichier quelque part sur son ordi, et ensuite l'ouvrir avec le logiciel Real Player.
.JPG) On connait les faillites de la profession des économistes à prévoir la Grande Crise actuelle. Paul Krugman avait écrit une longue et passionnante charge contre les errements et les aveuglements des plus célèbres et distingués membres de la profession. Mais dans son looooooooooong texte, Krugman n'accordait que deux misérables phrases aux économistes qui avaient, eux, vu juste. Deux phrases !
.JPG) Face à la crise et à la montée des déficits, le gouvernement allemand s'apprête à lancer une initiative inédite, en faveur de la coordination salariale en Europe. Harmoniser les évolutions salariales, et assurer un équilibre entre offre et demande est en effet le seul moyen de résorber les doubles déficits, budgétaires et commerciaux, de nombreux pays de la zone euro.
.JPG) Un joli site vient d'ouvrir, consacré au financement des retraites. Sur ce site, on peut lire l'appel « Retraites, Chômage : Arrêtons la désinformation ! Jean Gadrey, Alain Lipietz, Michel Husson et Henri Sterdyniak), ainsi que les réponses apportées aux idées reçues selon lesquelles il faudrait nécessairement travailler plus pour financer les retraites.
.JPG) Le débat actuel m'impose de publier à nouveau ci-dessous le texte du regretté Jean-Paul Piriou, qui explique comment financer les retraites tranquillement, c'est-à-dire en augmentant les cotisations sociales, comme on l'a fait par le passé, ce qui a très bien marché.
.JPG) Reçu par email, cet excellent texte de Giorgos Delastic, publié dans le journal grec « Ethnos » le 11 février 2010, qui nous apprend que la situation de la Grèce n'est pas si mauvaise que cela. Sur le même sujet, on peut lire Frédéric Lordon, qui nous propose d'exclure. Allemagne de la zone euro. Et attention, ses arguments sont sérieux. Qui est en faillite ? La Grèce ou…l’UE ?
.JPG) Je retrouve par hasard ce texte d'Olivier Blanchard, que j'avais tout a fait oublié, dans lequel il développait déjà un plaidoyer pour une inflation plus forte en Europe. Plaidoyer pour l'inflation ? Par Olivier Blanchard, professeur au Massachusetts Institute of Technology. L'inflation est mauvaise. La Banque centrale nous en protège. Nous lui en sommes reconnaissants. Telle est la première strophe du credo économique, selon Duisenberg et Trichet.
.JPG) Je découvre enfin le poisson d'avril du facétieux Patrick Artus. Cette année, il nous explique que si les Français buvaient moins de Coca-Cola, mangeaient moins souvent au McDo, et allaient voir moins de films américains, la croissance serait plus forte en France. Il fallait y penser. Question : en quoi le raisonnement d'Artus, en apparence impeccable, est-il erroné ?
.JPG) Surprise surprise, il se passe exactement ce qui était prévu. Ayant perdu son monopole, EDF délaisse l'entretien de son réseau, qui ne cesse de se dégrader. Ah ben oui, la concurrence dans la fourniture d'énergie, c'est au péril, pas au profit, du consommateur, encore plus s'il habite une zone rurale. Selon un document confidentiel révélé par «le Parisien» - «Aujourd'hui en France», le réseau d’électricité ne cesse de se dégrader.
.JPG) C'est ce que propose la BAV, ou Brigade Anti-Vieux, en chasse sur les terrains de pétanque. Mais les résistances individuelles au nécessaire effort collectif sont grandes. La BAV va avoir besoin de renforts. Une idée d'emploi pour les jeunes au chômage ? Plus sérieusement, plein d'infos utiles sur ce site du Parti Communiste, joliment intitulé On ne bat pas en retraite.
.JPG) Dans le débat concernant le financement des retraites, un point a émergé : faut-il repousser l’âge légal de départ à la retraite, fixé à 60 ans depuis 1981 ? Pour certains, le vieillissement rendrait inévitable de repousser cet âge.
.JPG) On se rappelle de la célèbre phrase de Georges Pompidou, prononcée en 1967, tandis que le France connaissait 250 000 demandeurs d’emploi : « Si un jour on atteint les cinq cent mille chômeurs en France, ça sera la révolution ». De révolution, il n’y eut point, malgré 1968. Ou plutôt il y en eu bien une, lente, insidieuse, une contre-révolution libérale sur le plan économique et conservatrice sur le plan des valeurs.
.JPG) Le nouveau programme de sciences économiques et sociales pour la classe de première au lycée accorde une place disproportionnée à l’analyse théorique du fonctionnement des marchés parfaits. Ce programme ne mentionne qu’en passant certaines questions essentielles, comme le chômage, l’inflation, et les déficits. D’autres questions majeures, comme les inégalités, les services publics, ou l’environnement sont absentes du programme.
.JPG) Oui je sais, l'enseignement des sciences économiques et sociales au lycée, en ces temps de crise et de misère social grandissante, ça peut sembler un peu accessoire, comme combat. Mais c'est justement là l'erreur. Si on laisse faire ce qui se prépare actuellement, si on recule au lycée comme on a déjà reculé à l'université (bouhouhouh), à l'hôpital, et presque partout ailleurs, ben.
.JPG) Sur l'excellent site Project Syndicate, qui offre en français des articles d'auteurs anglophones, on peut lire le dernier texte de Dani Rodrik. Dans ce texte, Rodrik expose des choses assez connues sur la crise grecque. Mais l'intérêt de ce texte - malheureusement assez mal traduit - est de présenter ce que Rodrik appelle le « le trilemme politique de l’économie mondiale ». Etats-nations. Conclusion : nous ne sommes pas en démocratie, Dani ?
.JPG) La controverse sur l'enseignement de Sciences économiques et sociales en classe de première continue à faire du bruit, comme le montre cet article paru dans Les Echos vendredi dernier, pour lequel j'ai été interrogé en tant que membre de l'Association Française d'Economie Politique.
.JPG) L'Association française de science économique (AFSE) a publié un texte à propos du débat actuel à propos du programme de la classe de Première SES (sur ce débat, lire notamment cet excellent billet d'Arnaud Parienty, et les commentaires qu'il a suscités). Un texte qui comporte de nombreuses critiques fort intéressantes à lire.
.JPG) Décidément, le programme proposé fait l'unanimité contre lui. L'Association des Sociologues Enseignants du Supérieur lui reproche de ne plus parler d'inégalités (! Communiqué de l'Association des Sociologues Enseignants du Supérieur (ASES) sur le nouveau programme de sciences économiques et sociales en classe de première des lycées.
.JPG) Le Ministère de l’Education Nationale a présenté jeudi 27 mai le projet de nouveau programme de Sciences Economiques et Sociales (SES) en classe de première, qui dénature cet enseignement. L’Association des Professeurs de Sciences Economiques et Sociales (APSES) a appelé à l’abandon de ce projet et, dans le cadre de la consultation initiée par le Ministère, a décidé de rendre publique sa propre proposition de programme.
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